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Mercredi 31 mars 2010 3 31 /03 /Mars /2010 20:42

Tristan Vey (lefigaro.fr)
31/03/2010 | Mise à jour : 19:54

Une étude menée par des neuroscientifiques américains a permis de localiser une des régions du cerveau utilisées lorsqu'on juge une personne. En y faisant circuler un léger courant électrique, ils ont modifié, un peu et temporairement, la perception du bien et du mal de quelques sujets.

La haute opinion que nous avons de la morale vient de prendre un sacré coup. Une équipe de neuroscientifiques américains du Massachusetts Institute of Technology (MIT) a réussi à orienter le jugement moral de vingt cobayes volontaires. Pour ce faire, ils ont appliqué un très faible courant électrique dans une partie bien déterminée de leur cerveau : juste derrière et un peu au-dessus de leur oreille droite (voir figure).

Liane Young, auteur principal de l'étude parue dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) explique sa démarche au figaro.fr : «Pour juger une personne, nous nous appuyons généralement sur l'idée que nous nous faisons de son intention [on ne porte pas le même jugement sur quelqu'un qui tue par accident ou avec préméditation par exemple, ndlr]. C'est en nous interrogeant sur l'origine biologique de ce fonctionnement que nous avons pu altérer le jugement moral de certains sujets. » Les chercheurs ont en effet ciblé la zone cérébrale nous permettant de décrypter et comprendre les intentions d'un tiers. Ils ont provoqué un très faible courant dans cette zone à l'aide d'un aimant afin de perturber son fonctionnement. Le tout, sans même ouvrir le moindre crâne.

 

Un jugement plus indulgent

Différents scénarios ont été présentés aux sujets de l'expérience. Chacun présentait quatre variantes. Prenons un exemple. Une personne va prendre un verre avec un ami et lui verse un produit dans son café. Dans le scénario 1, elle sait que le produit est mortel ; dans le 2, elle le pense (mais il ne l'est pas) ; dans le 3, elle sait qu'il est inoffensif ; et dans le 4, elle s'imagine qu'il est sans danger (mais il est mortel). Avant qu'on bouscule leurs circuits neurologiques - qui leur permettent d'analyser les intentions d'un autre être humain, les cobayes jugeaient plus durement les scénarios 1 et 2 dans lesquels il y avait volonté de nuire. Après intervention, ils se montrent plus indulgents (après dissipation du courant électrique, les sujets ont bien entendu retrouver leurs facultés initiales, ndlr)

«Etre capable de modifier le jugement moral d'une personne en lui appliquant simplement un petit champ magnétique est tout à fait étonnant», s'enthousiasme Liane Young. Peut-être un peu effrayant aussi. La neuroscientifique ne semble pas se poser cette question. Elle s'intéresse maintenant au rôle joué par cette même région cérébrale dans la perception que l'on a des gens «moralement chanceux». Comme ces conducteurs ivres qui prennent leur voiture et ne tuent personne. On leur accorde généralement plus facilement notre pardon qu'au chauffard qui aura tué deux personnes sur sa route. Et Liane Young aimerait bien comprendre pourquoi.

Publié dans : Sciences
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Lundi 29 mars 2010 1 29 /03 /Mars /2010 21:20

QIXINGCUN (AFP) - 29.03.2010 12:54

Dong Guicheng se réveille tous les matins en espérant voir la pluie arriver, mais chaque jour qui passe désespère le paysan du Yunnan: c'est la pire sécheresse en un siècle.

voir_le_zoom : Un paysan marche sur une route poussiéreuse à Qixingcun, dans la province du Yunnan, en Chine, le 24 mars 2010Un paysan marche sur une route poussiéreuse à Qixingcun, dans la province du Yunnan, en Chine, le 24 mars 2010

Dong Guicheng se réveille tous les matins en espérant voir la pluie arriver, mais chaque jour qui passe désespère le paysan du Yunnan: c'est la pire sécheresse en un siècle.

AFP - Peter Parks
voir_le_zoom : Des villageois remplissent des jerrycans d'eau au seul puits restant à Qujing, dans la province chinoise du Yunnan, le 28 mars 2010Des villageois remplissent des jerrycans d'eau au seul puits restant à Qujing, dans la province chinoise du Yunnan, le 28 mars 2010

Dans le seul Yunnan, des centaines de réservoirs vitaux pour les villageois sont asséchés ou sur le point de l'être, selon la presse officielle.

AFP - AFP
voir_le_zoom : Un paysan de 64 ans fume la pipe en regardant ses cultures desséchées le 24 mars 2010 à Qixingcun, dans la province chinoise du YunnanUn paysan de 64 ans fume la pipe en regardant ses cultures desséchées le 24 mars 2010 à Qixingcun, dans la province chinoise du Yunnan

Les cultures en terrasse du Yunnan qui devraient être luxuriantes ressemblent à des déserts couleur sable, la terre normalement riche et grasse est devenue dure comme de la pierre.

AFP - Peter Parks
voir_le_zoom : Un ouvrier pompe de l'eau d'un puits qui vient d'être creusé dans le village de Qujing, dans la province chinoise du Yunnan, le 28 mars 2010Un ouvrier pompe de l'eau d'un puits qui vient d'être creusé dans le village de Qujing, dans la province chinoise du Yunnan, le 28 mars 2010

Les autorités ont fait acheminer de l'eau dans les endroits les plus touchés, détourné des cours d'eau d'urgence et fait creuser des milliers de puits.

AFP - AFP

Dong Guicheng se réveille tous les matins en espérant voir la pluie arriver, mais chaque jour qui passe désespère le paysan du Yunnan: c'est la pire sécheresse en un siècle.

Comme des bataillons de Chinois du sud-ouest de la Chine, Dong se rend chaque jour à un réservoir afin de chercher de l'eau pour ses marronniers et noyers, qui n'ont quasiment pas reçu une goutte de pluie depuis six mois.

Sa famille a à peine assez d'eau à boire, il n'a pas pris de bain depuis des semaines, et Dong a peur de voir ses revenus réduits de 80% cette année.

"Je suis très inquiet", dit-il, en remplissant avec sa femme, Dao Haiyan, un jerrycan rouillé avec l'eau du réservoir dont le niveau baisse dangereusement, à deux kilomètres de chez lui.

"S'il ne pleut toujours pas, je n'aurai aucun revenu. Il n'y a même pas de mots pour les conséquences", dit-il en lançant son poing vers le ciel.

La sécheresse qui affecte les provinces du Yunnan, du Guizhou, du Sichuan et la région du Guanxi ainsi que la métropole de Chongqing est la pire en un siècle.

Elle a dévasté les récoltes, fait monter les prix, et mis en exergue les problèmes chroniques de pénurie d'eau en Chine.

Depuis septembre, il a plu deux fois moins qu'à l'habitude, et le Yunnan normalement verdoyant est devenu une zone de catastrophe naturelle desséchée, avec ses réservoirs qui se vident et se craquellent, ses rivières à sec.

Dans les pays voisins traversés aussi par le Mékong, Laos ou Cambodge, la sécheresse sévit aussi.

Les cultures en terrasse du Yunnan qui devraient être luxuriantes ressemblent à des déserts couleur sable, la terre normalement riche et grasse est devenue dure comme de la pierre.

Partout dans la campagne, des hommes et des femmes portent, avec des palanches, des seaux d'eau, souvent sur de longues distances.

Plus de 60 millions de personnes sont touchées par la sécheresse, dont 18 millions n'ont même pas assez d'eau potable. Onze millions d'animaux non plus. Et les chiffres augmentent de jour en jour.

Des pénuries de sucre, riz, thé et fleurs fraîches ont fait bondir les prix, à un moment où les autorités font tout pour éviter un retour de l'inflation.

Les ressources hydro-électriques de cette vaste portion du territoire chinois se tarissent. Les médias ont annoncé la semaine dernière que 90% des stations hydro-électriques du Guizhou étaient paralysées.

Il faudra attendre pour établir un bilan économique exhaustif, mais les pertes directement liées à la sécheresse atteignent déjà près de 2,25 milliards d'euros.

Dans le seul Yunnan, des centaines de réservoirs vitaux pour les villageois sont asséchés ou sur le point de l'être, selon la presse officielle.

L'eau du robinet ne coule plus dans beaucoup de localités et les habitants tombent malades car ils consomment de l'eau non potable.

Depuis des millénaires, la Chine affronte l'alternance de sécheresse et d'inondations, mais tout le monde parle aujourd'hui du manque d'eau.

"J'ai 64 ans, et je n'ai jamais vu une telle sécheresse", dit Cai Yichang, un paysan qui vit près de la ville de Yiliang.

Montrant ses cultures en terrasse poussiéreuses alors qu'elles devraient être verdoyantes, il explique qu'il a dû semer des oignons et n'a pas pu planter son maïs de printemps. Il risque de voir son revenu annuel de 20.000 yuans (2.000 euros) amputé de moitié.

Selon la météorologie, qui explique la sécheresse par le réchauffement climatique et la déforestation, celle-ci pourrait durer jusqu'en juin, voire plus, et les efforts pour tenter de provoquer la pluie artificiellement ont échoué en raison de l'absence d'humidité dans l'air.

Les autorités ont fait acheminer de l'eau dans les endroits les plus touchés, détourné des cours d'eau d'urgence et fait creuser des milliers de puits.

C'est loin de suffire, pour Dong. "On ne peut compter que sur nous-mêmes pour apporter l'eau jusqu'aux champs", lance-t-il.

© 2010 AFP

Publié dans : Environnement
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Lundi 29 mars 2010 1 29 /03 /Mars /2010 21:17

WASHINGTON (AFP) - 29.03.2010 10:34

La soudaine dépopulation des abeilles domestiques observée pour la première fois aux Etats-Unis fin 2006 se poursuit, mobilisant chercheurs et apiculteurs pour percer ce mystère et préserver les récoltes qui dépendent de ces insectes pour leur pollinisation.

voir_le_zoom : Une abeille sur une fleur dans un jardin de New Dehli, le 3 mars 2009Une abeille sur une fleur dans un jardin de New Dehli, le 3 mars 2009

La soudaine dépopulation des abeilles domestiques observée pour la première fois aux Etats-Unis fin 2006 se poursuit, mobilisant chercheurs et apiculteurs pour percer ce mystère et préserver les récoltes qui dépendent de ces insectes pour leur pollinisation.

AFP/Archives - Manan Vatsyayana
voir_le_zoom : Un homme regarde des abeilles évoluer dans une ruche le 16 septembre 2009 à MontpellierUn homme regarde des abeilles évoluer dans une ruche le 16 septembre 2009 à Montpellier

Quelque 32% des 2,4 millions de ruches appartenant aux 1.500 apiculteurs professionnels américains ont ainsi été perdues en 2007, 36% en 2008 et 29% en 2009, selon les estimations du Ministère américain de l'Agriculture (USDA).

AFP/Archives - Pascal Guyot

La soudaine dépopulation des abeilles domestiques observée pour la première fois aux Etats-Unis fin 2006 se poursuit, mobilisant chercheurs et apiculteurs pour percer ce mystère et préserver les récoltes qui dépendent de ces insectes pour leur pollinisation.

Ces productions, surtout les fruits et certains légumes représentant des ventes de 15 milliards de dollars par an, comptent pour un tiers de l'alimentation humaine.

Ce phénomène appelé "colony collapse disorder" ou CCD décrit la rapide disparition des ruches de millions d'abeilles adultes et s'est également produit ailleurs dans le monde, dont en Europe.

Les scientifiques ont avancé différentes hypothèses -- virus, parasites, insecticides, malnutrition et autres facteurs environnementaux -- sans pouvoir encore déterminer une cause spécifique.

Les populations d'abeilles domestiques sont en déclin depuis plusieurs décennies pour différentes raisons mais les effets de ce nouveau syndrome sont beaucoup plus dévastateurs.

Quelque 32% des 2,4 millions de ruches appartenant aux 1.500 apiculteurs professionnels américains ont ainsi été perdues en 2007, 36% en 2008 et 29% en 2009, selon les estimations du Ministère américain de l'Agriculture (USDA).

Cette année la situation va probablement être pire après un hiver inhabituellement rigoureux, souligne Jeff Pettis, responsable du laboratoire de recherche sur les abeilles de ce ministère, dans un entretien avec l'AFP.

Les chiffres pour 2010 seront publiés en avril. Mais les estimations préliminaires font déjà ressortir des pertes de 30 à 50%, indique David Mendes, le président de la Fédération américaine des apiculteurs, l'American Beekeeping Federation.

"Normalement --avant l'apparition du CCD-- nous perdions en moyenne 10% des ruches durant l'hiver mais cette année ce chiffre varie de 30 à 50%", a-t-il dit à l'AFP, ajoutant que "de nombreux apiculteurs sont en difficulté".

Selon lui, le phénomène du CCD résulte probablement "d'une combinaison de facteurs" avec apparemment un rôle prépondérant des pesticides (insecticides, fongicides, et herbicides) dont l'usage s'est fortement accru ces dernières années.

"Amener ses abeilles dans des zones de cultures agricoles entraîne de plus grandes pertes et nous pensons que cela est lié aux pesticides", a expliqué David Mendes, notant que malheureusement "on ne dispose pas des données (scientifiques) pour appuyer ces observations".

Selon les résultats d'une étude conduite dans 23 Etats américains et au Canada récemment publiée dans la revue scientifique PLOS (Public Library of Science), 121 différents pesticides ont été découverts dans 887 échantillons d'abeilles, de cire, de pollen et d'autres éléments de ruches.

"La variété des éléments que nous voyons dans le pollen et les abeilles elles-mêmes est préoccupant", même si aucune des doses de ces produits chimiques n'est suffisante pour tuer ces insectes, a dit Jeff Pettis, co-auteur de cette recherche. "Ce n'est peut-être pas la seule cause (du CCD) mais c'est un facteur qui y contribue", a-t-il jugé.

Selon lui, le phénomène global de déclin des populations d'abeilles domestiques et sauvages observé mondialement résulte "probablement de la destruction de l'habitat naturel et de l'expansion des zones agricoles".

© 2010 AFP

Publié dans : Environnement
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Dimanche 28 mars 2010 7 28 /03 /Mars /2010 11:37

Par Grégoire Macqueron, Futura-Sciences


Les plantes n’ont pas d’organe de communication, et pourtant, elles peuvent reconnaître leurs semblables et les concurrents ! Les chercheurs de l’Université du Delaware ont découvert comment elles procèdent. Le secret était underground.

Il était déjà établi que certaines plantes pouvaient communiquer entre elles. C’est le cas des acacias qui libèrent dans les airs de l’éthylène lorsqu’ils sont attaqués par des herbivores. Leurs congénères sont ainsi prévenus et peuvent se protéger en fabriquant de grandes quantités de tanins, amères et répulsifs.

En 2007, des chercheurs de l’Université McMaster (Ontario) avaient remarqué que la roquette de mer (Cakile edentula) se méfiait des étrangers et reconnaissait, en quelque sorte, sa famille : au lieu d’entrer en concurrence entre elles, les roquettes de mer apparentées vivent en bon voisinage. Harsh Bais, des Sciences des Plantes et du Sol de l’Université du Delaware, s’est donc lancé dans des expérimentations sur l’arabette des dames (Arabidopsis thaliana) et a découvert la clef de ce phénomène : les plantes reconnaissent les exsudats racinaires de leurs parentes.

Les vidéos suivantes montrent les effets de cette reconnaissance sur la croissance racinaire :

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Croissance racinaire de plantes de « familles » différentes : les racines ont une forte croissance et s’entrelacent pour s’attribuer les nutriments du concurrent. © Andrea Boyle, Bureau de la Communication et du Markéting – Université du Delaware
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Croissance racinaire de plantes « sœurs » : chaque plante respecte les ressources de l‘autre. © Andrea Boyle, Bureau de la Communication et du Markéting – Université du Delaware

Les plantes ne lavent pas leur linge sale en famille

L’analyse journalière de 3.000 plantes par la doctorante Meredith Biedrzycki a permis cette découverte. Plusieurs séries de plants ont été exposés à des liquides contenant des exsudats de plants-frères, de plants étrangers ou leurs propres exsudats. D’autres ont été exposés à un inhibiteur des sécrétions racinaires, l’orthovanadate de sodium. Ces expériences ont montré que la croissance racinaire était accrue uniquement en présence d’exsudat étranger, sauf en cas d’inhibition.

A l’échelle des plantes, les plantations de pousses sœurs sont plus productives car les plantes ne souffrent ni des efforts investis dans la compétition, ni de l’inhibition latérale des parties aériennes. Les ressources en nutriments et en lumière sont alors mieux optimisées.

Cette découverte pourrait avoir des implications sur l’agriculture et même le jardinage. Dans quelle mesure cette bonne entente affecte la croissance des plantes en monoculture, la sensibilité aux pathogènes et les mécanismes de survie sans compétition ? Autant de questions à résoudre et de conséquences à étudier pour, peut-être, améliorer la résistance et la croissance des cultures et des plantations.

Publié dans : Sciences
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Dimanche 28 mars 2010 7 28 /03 /Mars /2010 11:34
Par Christophe Lagane

En moyenne, les victimes ont perdu 1300 euros. Les jeunes seraient plus escroqués que leurs aînés.

 

VeriSign s'impose une nouvelle mission. Le fournisseur de services d’infrastructures Internet veut désormais « mieux informer le public sur la protection en ligne ». Notamment les internautes français avec le lancement d'un baromètre semestriel de la fraude sur Internet en France. Dommage qu'il ne soit présenté qu'en anglais pour le moment. Au moins, le site est-il sécurisé.

Les résultats du premier sondage, réalisé par YouGov pour le compte de VeriSign, sont assez éloquents. Ainsi 10 % des internautes français ont été victimes d'usurpation d'identité au cours des 12 derniers mois. Les conséquences se traduisent essentiellement par des prélèvements financiers dont la somme moyenne s'élève à 1 300 euros. A noter que 25 % des sondés déclarent ne pas avoir été remboursés.

A noter également qu'il ne semble pas y avoir de cohérence formelle entre les mesures de sécurités prises par les internautes et les risques de vols. Ainsi, 86% des hommes déclarent acheter uniquement sur des sites Web aux paramètres de sécurité renforcés, contre 82% des femmes. Pourtant, ils sont 12 % à subir la fraude contre 7 % du côté de leurs homologues féminines. En outre, les plus de 45 ans seraient moins escroqués (8 %) que les 25-34 ans (13 %).

Dommage que Verisign ne tente pas de donner des explications à ces phénomènes. Ni même qu'il ne précise la méthodologie de l'étude. « Les recherches révèlent qu'il n'y a pas nécessairement de lien entre le nombre de personnes qui consultent les paramètres de sécurité d'un site et celles qui ont été victimes d'escroquerie, estime Danilo Labovic, de VeriSign. Néanmoins, trop de gens méconnaissent encore les signes d'alerte auxquels il faut être sensible lors d'achats en ligne. Même s'il est indéniable que les cyber-criminels deviennent de plus en plus sournois, les consommateurs peuvent facilement réduire les risques de fraude en ligne en redoublant de vigilance et en apprenant à se protéger. » En d'autres terme: ouvrez l'oeil, et même les deux.

Publié dans : Internet & Technologies
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Dimanche 28 mars 2010 7 28 /03 /Mars /2010 11:32
De Annie HAUTEFEUILLE (AFP)

PARIS — Jusqu'à 90% des galaxies de l'univers lointain auraient échappé à nos télescopes, selon une étude publiée mercredi qui laisse entrevoir la possibilité de lever le voile sur le passé du cosmos.

Grâce au Very Large Telescope (VLT) installé au Chili, Matthew Hayes (Observatoire astronomique de l'université de Genève) et ses collègues ont pu observer certaines des galaxies les moins lumineuses datant de l'enfance de l'univers, lorsqu'il n'avait que le quart de son âge actuel estimé à 13,7 milliards d'années.

Pour découvrir la quantité d'étoiles formées dans des galaxies lointaines et dresser des cartes du ciel profond, les astronomes se servent d'un rayonnement caractérisque de l'hydrogène, élément le plus abondant de l'univers.

Chauffé par des étoiles naissantes, l'hydrogène émet dans l'ultraviolet à une longueur d'onde de 121,6 nanomètres, appelée "raie Lyman-alpha" du nom du physicien Théodore Lyman qui l'a découverte.

Mais de nombreux photons (particules de lumière) émis dans cette longueur d'onde sont interceptés par des nuages de gaz interstellaires et des poussières. La plus grande partie du rayonnement reste prisonnier de la galaxie d'origine.

"Près de 90% des galaxies où naissent des étoiles n'émettent pas assez de rayonnement Lyman-alpha pour être détectées", résument les auteurs de l'étude paraissant dans la revue scientifique Nature.

"Là où l'on voit dix galaxies, il pourrait y en avoir cent", résume M. Hayes dans un communiqué de l'Observatoire européen austral (ESO), dont l'étude porte sur des galaxies si distantes que leur lumière met dix milliards d'années à nous parvenir.

Les astronomes savaient déjà qu'une partie des galaxies leur échappait dans les relevés du ciel profond basés sur Lyman-alpha. L'étude a permis "pour la première fois" de le mesurer et de constater que "le nombre de galaxies manquantes est considérable", ajoute-t-il.

En utilisant deux des télescopes de 8,2 m de l'ESO au Chili, son équipe a pu observer des galaxies lointaines en Lyman-alpha et dans une autre longueur d'onde caractéristique de l'hydrogène chaud, "la raie H-alpha". Moins susceptible d'être absorbé par des gaz interstellaires froids, ce rayonnement a été capté grâce à la caméra Hawk-1 du VLT, dévoilant des galaxies jusque-là inconnues dans une région du ciel pourtant bien étudiée.

C'est la première fois que nous observons une portion du ciel si profondément à deux différentes longueurs d'onde dans lesquelles rayonne l'hydrogène", précise Göran Oslin (Université de Stockholm).

"Maintenant que nous savons combien de lumière nous a échappé, nous pouvons commencer à créer des représentations bien plus exactes du cosmos", car nous comprenons "mieux la vitesse à laquelle les étoiles se sont formées à différentes époques de l'univers", conclut Miguel Mas-Hesse (Centre d'astrobiologie CSIC-INTA, Espagne).

Une galaxie massive de cette époque lointaine pouvait créer des étoiles semblables au Soleil cent fois plus vite que ne le fait actuellement notre Voie Lactée, avait montré dimanche une autre étude, également publiée par la revue scientifique Nature.

Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés
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Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /Déc /2009 12:37

Pour des chercheurs de l’Université de Manchester, il n’y a plus de doute. L’atmosphère de la Terre ne peut en aucune façon provenir du dégazage de son manteau comme il est encore écrit dans de nombreux manuels. Leurs analyses isotopiques obligeraient à trouver une autre explication, celle des comètes par exemple.

Les arguments en faveur d’une origine extraterrestre de l’eau des océans se sont multipliés depuis quelques années. Un consensus ne semble pourtant toujours pas s’être réalisé dans la communauté scientifique. Si Greg Holland et Chris Ballentine ont raison, alors le cas de l’origine de l’atmosphère de la Terre semble bel et bien réglé, lui. Or, comme le font remarquer les auteurs d’un article publié récemment dans Science, si l’atmosphère de la Terre n’est pas le résultat du dégazage volcanique pendant l’Hadéen et au début de l’Archéen, cela rend d’autant plus improbable une explication de l’eau des océans par le même phénomène.

Les progrès de la géochimie isotopique aidant, il est devenu possible de mesurer d’infimes différences entre des rapports d’isotopes dans des matériaux. Ces derniers sont des traceurs des échanges de matières entre différents systèmes dans des conditions de températures et de pressions données. Ils permettent aussi de dater à quelles époques de tels échanges se sont produits. On sait ainsi grâce à eux quand le noyau de la Terre s’est formé par différentiation du manteau.

Notre atmosphère est-elle la deuxième qu'a connue la Terre ?

Greg Holland et Chris Ballentine ont appliqué cette technique pour comparer la composition isotopique de l’atmosphère terrestre avec celle du manteau. Si la première provient d’un dégazage primitif du second, alors certains rapports isotopiques doivent être identiques.

On sait que la Terre s’est formée à partir de l’accrétion de météorites, de nature chondritique pour l’essentiel. Les chercheurs ont réussi à déterminer plus précisément le rapport isotopique du krypton et du xénon dans des gaz volcaniques issus du manteau, qui s’est bien révélé identique à celui des météorites. On voit aussi maintenant qu’il diffère de celui de l’atmosphère terrestre. La conclusion semble imparable pour ces gaz rares chimiquement inertes, l’atmosphère de la Terre ne peut pas provenir d’un dégazage primitif et doit son existence à un apport ultérieur, probablement celui des comètes, ou des micrométéorites comme le soutien depuis des années Michel Maurette.

Cela n’est pas si surprenant... En effet, il semble très probable que la première atmosphère de la Terre ait été soufflée par l’impact de Théia, le corps céleste de la taille de Mars dont on suppose qu’il est à l’origine de la Lune. On pouvait donc déjà prédire une origine ultérieure à la phase d’accrétion primitive pour l’eau et pour l’atmosphère de la Terre.

 

http://www.futura-sciences.com

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Samedi 12 décembre 2009 6 12 /12 /Déc /2009 11:23

Des milliers de Norvégiens ont bombardé d'appels téléphoniques l'Institut météorologique norvégien, s'interrogeant sur l'origine de cette étrange lumière, visible à plusieurs centaines de kilomètres à la ronde pendant environ deux minutes.

Aucune réponse officielle ou scientifiquement vérifiée n'a encore pu être donnée, mais les théories ne manquent pas : lancement raté d'un missile russe, météorite, nouveau type d'aurore polaire... Les plus farfelues évoquent même un trou noir ou une activité d'origine extraterrestre.

A travers la Norvège, les très nombreux témoins décrivent tous une spirale de lumière blanche, tournant sur elle-même et reliée au sol par une traînée lumineuse bleue. La spirale se serait ensuite transformée en un brillant anneau de lumière blanche avant de se dissiper.

Erik Tandberg, scientifique au Centre spatial norvégien, a déclaré être lui-même "totalement émerveillé" par ce phénomène. Comme de nombreux experts, il privilégie à l'heure actuelle la thèse d'un lancement de missile russe, puissamment démentie par les autorités militaires de Russie.

Découvrir le phénomène en images : http://www.maxisciences.com/spirale/un-mysterieux-phenomene-lumineux-appara-t-dans-le-ciel-nocturne-norvegien_art4860.html#

la spirale lumineuse s'est atténuée au bout d'environ 2 minutes
Publié dans : Zarby
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