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La société d'exploitation de trois lignes du métro londonien est obligée de recourir aux enchères en ligne sur eBay pour se fournir en pièces détachées, a révélé mercredi le quotidien britannique Evening Standard.Un officiel de la compagnie privée Tube Lines, qui gère trois lignes de métro du centre de Londres, a reconnu devoir s'approvisionner sur le site aux enchères eBay, car les pièces nécessaires au fonctionnement de ses lignes ne sont disponibles nulle part ailleurs.Parmi les pièces achetées sur internet, des panneaux à diodes lumineuses qui servent à communiquer des informations aux passagers patientant sur les quais. Une telle pièce est mise en vente au prix de départ de 0,99 livres (1,43 euro).Brian Cooke, directeur général d'un comité d'usagers du métro, a qualifié d'"invraisemblable" cette situation. "Les usagers seront choqués d'apprendre que Tube Lines recourt à cette solution. Ils ne le seront pas moins d'apprendre que Tube Lines n'a nulle part ailleurs où se fournir", a-t-il ajouté.Pour Cynthia Hay, coordinatrice de Capital Transport, groupe de pression d'usagers, il est aussi invraisemblable que Tube Lines n'ait pas de pièces en stock, et surtout qu'elles soient "disponibles sur Ebay".Certaines parties des lignes du métro londonien, tristement réputé pour sa vétusté, ont 100 ans d'âge. Des panneaux de signalisation n'ont pas été remplacés depuis des décennies. Un ingénieur du métro londonien a qualifié certaines pièces de "si fragiles qu'on hésite à les toucher de peur de les casser".Le porte-parole d'un syndicat de cheminots du métro londonien a confirmé en ces termes: "Le vieux système ne cesse de tomber en panne. En gros, c'est la Providence qui tient tout".
Au total, ainsi qu'il l'avait annoncé en octobre, le constructeur américain va supprimer 12 000 emplois au cours des deux prochaines années, soit le cinquième de ses effectifs dans la région. La filiale allemande Opel sera la plus touchée. Quelque 9 500 suppressions de postes y sont déjà programmées, mais le total pourrait grimper à près de 10 000 en fonction des négociations individuelles avec les salariés.
General Motors va supprimer environ 2 000 postes supplémentaires ailleurs en Europe chez Opel et dans ses filiales Saab en Suède et Vauxhall en Grande-Bretagne.
AIDE DES POUVOIRS PUBLICS
A l'issue de longues négociations, les représentants du personnel ont toutefois obtenu que les licenciements secs soient exclus chez Opel et qu'il n'y ait pas fermeture de site à moyen terme, même si une ambiguïté demeure sur le caractère juridiquement contraignant de ce dernier engagement. Ces coupes sont difficiles à accepter pour tout le monde, mais à long terme, elles devraient mener Opel vers de nouveaux succès", a souligné le patron d'Opel, Hans Demant.
En Allemagne, les réductions d'effectifs devraient se faire par reclassement, avec l'aide des pouvoirs publics, par départs en préretraite ou primes de départ pouvant atteindre 200 000 euros. Certaines activités du groupe seront en outre reprises par des tierces parties ou fondues dans des coentreprises. Le management ne sera pas épargné, avec une réduction de 15 % de ses effectifs en Europe.
Les salariés ne travailleront plus dans l'entreprise mais continueront pendant un an à percevoir entre 80 et 95 % de leur rémunération. GM devrait tirer plusieurs avantages de ce dispositif, en termes d'image, mais également sur le plan financier. Selon la situation familiale, 60 % à 67 % des salaires versés seront pris en charge par l'Agence pour l'emploi allemande, l'employeur versant la différence.
Des emplois seront également externalisés vers des partenariats industriels créés avec des sous-traitants, dans la logistique et la fabrication de pièces détachées : 2 000 salariés sont concernés, précise-t-on de source proche de l'entreprise. Enfin, Opel mettra également en uvre des mesures plus classiques : indemnités de licenciements et départ en préretraite. Cette dernière solution a déjà été adoptée par 2 500 salariés.
"Parmi les mauvaises solutions - des suppressions d'emplois sont toujours une mauvaise solution -, celle-ci est la meilleure que nous pouvions trouver", a expliqué Dietmar Hahn, représentant des salariés à Bochum, où une grève sauvage avait eu lieu en octobre.
Malgré les aides publiques, ce plan coûtera cher à General Motors, selon Klaus Franz, le secrétaire général du comité d'entreprise central d'Opel.
LA GUERRE DES PRIX
Les ennuis de GM Europe, dus avant tout au déclin d'Opel face à la concurrence étrangère, illustrent la passe difficile que traverse le marché automobile européen. Les surcapacités de l'industrie automobile européenne, accentuées par le marasme de la demande en période d'incertitude économique et la concurrence toujours plus forte des constructeurs asiatiques alimentent de plus en plus une guerre des prix à l'américaine qui érode les marges bénéficiaires.A cela s'ajoute la concurrence des bas salaires en Europe de l'Est, qui fait des coûts du travail une cible de premier choix pour les économies. GM n'a plus réalisé de bénéfice en Europe depuis cinq ans en dépit de précédentes mesures de réduction des coûts qui ont réduit ses capacités de plus d'un quart dans la région.
Le groupe emploie 63 000 personnes, dont 32 000 en Allemagne, et a des activités de commercialisation dans trente pays d'Europe. Ses activités de production et d'assemblage se répartissent sur onze sites dans huit pays, pour une production annuelle de 1,9 million de véhicules.
En adoptant une réforme radicale de sa défense, le Japon a tourné vendredi la page d'un demi-siècle de pacifisme pour renforcer son alliance avec les Etats-Unis et affronter ce qu'il perçoit comme des "nouvelles menaces", au premier rang desquelles apparaît désormais la Chine.
Tokyo a pris la décision historique de lever son embargo traditionnel sur les exportations d'armes afin de pouvoir participer au développement d'un bouclier antimissile avec Washington. Parallèlement, la Chine est mentionnée, pour la première fois, comme une menace militaire potentielle. Ces initiatives sont contenues dans un Livre blanc sur la défense, le premier depuis 1995, et la nouvelle loi quinquennale de programmation militaire (effective à partir d'avril 2005), qui ambitionnent de doter le Japon de "capacités de défense souples et multi-fonctionnelles". En revanche, le gouvernement a renoncé à une capacité de frappe offensive contre des bases de missiles ennemies, comme le préconisait un panel d'experts. Les deux documents, très attendus, ont été approuvés par la coalition gouvernementale du Premier ministre conservateur Junichiro Koizumi. Ils revêtent une grande importance symbolique, compte tenu de la tradition pacifiste du Japon inscrite noir sur blanc dans sa Constitution de 1947. Les dirigeants japonais ont entrepris de "remettre à plat" la politique de défense de l'Archipel, héritée de la Guerre froide, pour tenir compte des "nouvelles menaces" issues du 11 septembre 2001 (terrorisme) et de la crise nucléaire nord-coréenne (prolifération, missiles balistiques). Une évolution rapide considérée comme inéluctable par les spécialistes de défense. La poursuite de la coopération avec Washington sur des technologies de missiles supposait en effet l'assouplissement de l'embargo sur les exportations d'armes --en place depuis 1976-- puisque des pièces fabriquées au Japon devraient être expédiées aux Etats-Unis. Tokyo s'engage toutefois à rester une "nation pacifiste", le gouvernement jurant que l'exportation de composants de missiles se fera uniquement vers les Etats-Unis et sous "un contrôle strict". Toutefois, des exceptions sont envisageables au cas par cas et M. Koizumi n'a pas exclu de livrer des armes aux pays du Sud-Est asiatique. Le puissant Keidanren (patronat) ne s'y est d'ailleurs pas trompé, qui a applaudi immédiatement à la nouvelle politique de défense du Japon, qualifiée de "tournant majeur". Les Japonais conduisaient des recherches avec les Américains sur le développement d'un système de défense antimissile depuis 1999, un an après le lancement par la Corée du Nord d'un missile qui avait survolé l'archipel et semé la panique à Tokyo. Dans son nouveau Livre blanc sur la défense, le Japon mentionne bien sûr cette menace militaire nord-coréenne mais aussi, pour la première fois spécifiquement, chinoise. Les mouvements de la Chine et de la Corée du Nord doivent être "attentivement observés", avertit le document. Quant à la Chine, elle "accroît la zone de ses activités maritimes tout en renforçant ses capacités nucléaires et balistiques et en modernisant ses forces aériennes et navales", souligne le Livre blanc. L'intrusion le mois dernier d'un sous-marin nucléaire chinois dans les eaux territoriales du Japon avait déclenché de vives protestations à Tokyo. Jusqu'à présent, aucun document officiel japonais ne faisait aussi clairement référence à une menace militaire chinoise (seule la Russie était explicitement mentionnée). Mais il est certain que le Japon, partenaire des Etats-Unis, voit avec quelque anxiété la montée en puissance de sa voisine, en particulier dans les domaines de la défense et de l'espace. Autre signe du réveil japonais, Tokyo a décidé jeudi de prolonger d'un an le déploiement historique de ses soldats en Irak, réaffirmant ainsi la solidité de ses liens avec l'allié américain et sa volonté de jouer un rôle accru sur la scène internationale.Fin des poursuites pour Silvio Berlusconi : vendredi, il a été relaxé en première instance dans son procès pour corruption de magistrats, ouvert en mars 2000. Concernant la première accusation, la cour a laissé entendre que Berlusconi était bien coupable de complicité de corruption d'un magistrat de Rome. Mais les faits ont été jugés prescrits : le dernier fait de corruption remontait à 1991, et la prescription est théoriquement de 15 ans, mais elle peut être ramenée à 7 ans en cas de circonstances atténuantes - ce qui semblerait donc être le cas pour Silvio Berlusconi.
Sur le deuxième chef d'accusation, en revanche, la cour a entièrement blanchi le chef du gouvernement italien.
434.000 dollars sur des comptes en Suisse
Le parquet avait requis, début novembre, huit ans de prison et l'interdiction à vie d'exercer une charge publique contre le chef du gouvernement italien pour corruption de magistrats dans l'affaire dite SME, remontant au milieu des années 1980.
La Fininvest, holding de Silvio Berlusconi, s'était à l'époque opposée devant les tribunaux de Rome au rachat de l'entreprise agroalimentaire semi-publique SME par l'industriel Carlo De Benedetti, alors propriétaire de Buitoni. Selon l'accusation, la Fininvest a ensuite mis en place un système de corruption généralisée pour obtenir des décisions en sa faveur.
Le parquet se fondait, pour cette accusation, sur un virement de 434.000 dollars ayant transité par trois comptes en Suisse en 1991. Cette somme avait été versée par la Fininvest à un avocat de la holding, Cesare Previti, puis à un magistrat de Rome, Renato Squillante. Cesare Previti et Renato Squillante ont, contrairement au chef du gouvernement italien, été condamnés à des peines de prison dans cette affaire.