
Le dopage génétique consisterait à modifier un gène chez un athlète pour améliorer ses performances. Exemple : remplacer les injections d’EPO par l’insertion de gènes impliqués dans la production de l’EPO. Il s’agirait d’un détournement de la thérapie génique, destinée à guérir des maladies en remplaçant un gène défaillant ou en modifiant l’expression d’un gène. L’AMA souligne dans ses conclusions que cette thérapie encore tâtonnante demeure au stade expérimental. L’essai mené pour guérir les ‘’bébés bulle’’ l’a montré : chez certains enfants atteints du déficit immunitaire sévère l’insertion du gène a provoqué une leucémie.
En attendant que la thérapie génique progresse, certains sont déjà tentés par la sélection génétique. L’idée serait d’identifier chez des sportifs des gènes associés à la performance afin de choisir ainsi ceux qui ont le plus de chances de réussir. La complexité des mécanismes impliqués dans la performance d’un athlète rend cette pratique en partie illusoire, mettent en garde les experts. L’AMA estime que cette forme de sélection ou de discrimination «devrait être fortement découragée».
L’Agence antidopage incitent les fédérations sportives à informer les athlètes de tous niveaux des dangers du dopage génétique. Espérons que le message passera plus efficacement que celui concernant les autres formes de dopage.



