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Les projets en cours d'étude s'élèvent à plus de 34 millions de francs, précise Felix Bollmann, directeur de la Chaîne du Bonheur (CB).
Selon lui, ceux-ci seront engagés d'ici la fin janvier ce qui signifie que 70% des dons reçus sera en cours d'utilisation à cette date. Au total 132 projets ont été examinés.
«Malgré la collecte record, l'argent sera dépensé plus vite que nous le pensions. Sur toutes les collectes des dernières années, jamais le travail ne s'est fait si rapidement», souligne Felix Bollmann.
«Les ONG ont réussi à avancer très vite, en raison de leur implantation sur le terrain et de l'énorme engagement sur place, mais nous ne sommes qu'au milieu du gué».
Au total, la Chaîne collabore avec une trentaine d'œuvres d'entraide. Après la phase d'urgence, qui a mobilisé 17% des fonds récoltés (environ 20 millions), la deuxième phase comprend la construction de villages entiers, plusieurs milliers de maisons, écoles, hôpitaux, bateaux, pêcheries, installations d'approvisionnement en eau et d'épuration, notamment.
Le système de la Chaîne du Bonheur a fait ses preuves, les projets d'aide sont mis en œuvre plus rapidement que prévu, même si toutes les difficultés ne sont pas levées. Tel est le bilan que la Chaîne du Bonheur dresse de l'action de ses organisations d'entraide partenaires un an après la catastrophe.
Elle propose également des microcrédits pour la création de petites entreprises et des formations complémentaires aux personnes qui ont perdu leur travail.
Les activités se concentrent surtout au Sri Lanka (39% des fonds), en Indonésie (33%) et en Inde (25%), suivis par la Thaïlande (2%) et la Somalie (1%). Près de 400'000 francs ont aussi été dévolus au soutien des victimes suisses de la catastrophe.
Au classement des donateurs par habitant, les Suisses précèdent les Norvégiens (24,5 francs), les Suédois (18,5 francs) et les Néerlandais (16,5 francs). Les Suisses ont donné 12 fois plus que les Américains, 5 fois plus que les Autrichiens et 4 fois plus que les Français et les Allemands.
Pour assurer que l'aide arrive à bon port, et compte tenu de la corruption qui prévaut dans les régions touchées, la CB a dû faire appel à de nouveau outils de contrôle: auditeurs externes, sociétés de surveillance et équipes d'experts.
Pour mémoire, environ 2,3 millions de personnes ont été affectées d'une manière ou d'une autre par le raz de marée du 26 décembre 2004, consécutif à un séisme de 9,1 sur l'échelle de Richter au large de Sumatra. La catastrophe a aussi fait plus de 226'000 morts et 125'000 blessés.




