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Suisse

Vendredi 9 décembre 2005 5 09 /12 /2005 12:45
Les responsables de la Chaîne du Bonheur réunis devant la presse vendredi à Berne.
Les responsables de la Chaîne du Bonheur réunis devant la presse vendredi à Berne. (Keystone)
Un an après le tsunami qui a ravagé l'Asie du Sud, la Chaîne du Bonheur affirme que ses projets avancent bien et que l'argent à disposition sera vite utilisé.
 
Elle a déjà approuvé 90 projets de reconstruction pour un total de 122,3 millions de francs.


Les projets en cours d'étude s'élèvent à plus de 34 millions de francs, précise Felix Bollmann, directeur de la Chaîne du Bonheur (CB).

Selon lui, ceux-ci seront engagés d'ici la fin janvier ce qui signifie que 70% des dons reçus sera en cours d'utilisation à cette date. Au total 132 projets ont été examinés.

«Malgré la collecte record, l'argent sera dépensé plus vite que nous le pensions. Sur toutes les collectes des dernières années, jamais le travail ne s'est fait si rapidement», souligne Felix Bollmann.
 
Assez d'argent?
 
«Alors que beaucoup demandaient si nous n'avions pas trop d'argent, nous nous posons maintenant la question inverse: en aurons-nous assez au vu des demandes et des besoins?», ajoute encore le directeur de la CB.

«Les ONG ont réussi à avancer très vite, en raison de leur implantation sur le terrain et de l'énorme engagement sur place, mais nous ne sommes qu'au milieu du gué».

Au total, la Chaîne collabore avec une trentaine d'œuvres d'entraide. Après la phase d'urgence, qui a mobilisé 17% des fonds récoltés (environ 20 millions), la deuxième phase comprend la construction de villages entiers, plusieurs milliers de maisons, écoles, hôpitaux, bateaux, pêcheries, installations d'approvisionnement en eau et d'épuration, notamment.

Le système de la Chaîne du Bonheur a fait ses preuves, les projets d'aide sont mis en œuvre plus rapidement que prévu, même si toutes les difficultés ne sont pas levées. Tel est le bilan que la Chaîne du Bonheur dresse de l'action de ses organisations d'entraide partenaires un an après la catastrophe.
 
Reboisement et microcrédits
 
Près de 4500 enfants traumatisés bénéficient aussi d'un suivi psychosocial. Dans le domaine environnemental, la CB prévoit le reboisement des mangroves et la création de jardins pour permettre aux familles de vivre en autarcie.

Elle propose également des microcrédits pour la création de petites entreprises et des formations complémentaires aux personnes qui ont perdu leur travail.

Les activités se concentrent surtout au Sri Lanka (39% des fonds), en Indonésie (33%) et en Inde (25%), suivis par la Thaïlande (2%) et la Somalie (1%). Près de 400'000 francs ont aussi été dévolus au soutien des victimes suisses de la catastrophe.
 
Les Suisses généreux
 
Au 15 novembre, les dons effectivement reçus par la CB pour le tsunami s'élevaient à 225 876 000 francs. Selon une étude du Comité international des organisations de collectes de fonds, la Suisse vient largement en tête des dons privés par tête d'habitant avec 35 francs par donateur en moyenne.

Au classement des donateurs par habitant, les Suisses précèdent les Norvégiens (24,5 francs), les Suédois (18,5 francs) et les Néerlandais (16,5 francs). Les Suisses ont donné 12 fois plus que les Américains, 5 fois plus que les Autrichiens et 4 fois plus que les Français et les Allemands.

Pour assurer que l'aide arrive à bon port, et compte tenu de la corruption qui prévaut dans les régions touchées, la CB a dû faire appel à de nouveau outils de contrôle: auditeurs externes, sociétés de surveillance et équipes d'experts.

Pour mémoire, environ 2,3 millions de personnes ont été affectées d'une manière ou d'une autre par le raz de marée du 26 décembre 2004, consécutif à un séisme de 9,1 sur l'échelle de Richter au large de Sumatra. La catastrophe a aussi fait plus de 226'000 morts et 125'000 blessés.
Par Takana - Publié dans : Suisse
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Dimanche 11 décembre 2005 7 11 /12 /2005 17:24

Des drones de l'armée surveilleront la frontière dès janvier. Ils serviront à soutenir la lutte contre l'immigration illégale, la contrebande et la criminalité. Ces appareils pourraient aussi être utilisés lors de l'Eurofoot 2008.

Suite à des vols tests, le Corps des gardes-frontière avait demandé aux Forces aériennes de pouvoir recourir aux drones. Le Département fédéral de la défense (DDPS) a désormais répondu favorablement à cette requête, a indiqué son porte-parole Philippe Zahno, confirmant une information de la "NZZ am Sonntag".

L'opportunité d'engager des drones lors du prochain Euro, qui aura lieu en Suisse et en Autriche, est par ailleurs à l'étude. De façon générale, tous les moyens de l'armée susceptibles de garantir la sécurité pendant cet événement sont examinés, a précisé M. Zahno par rapport à un article de la "SonntagsZeitung".

Par Takana - Publié dans : Suisse
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Mercredi 28 décembre 2005 3 28 /12 /2005 14:08
La Suisse compte un million de pauvres, selon la nouvelle estimation de Caritas. Avec un septième de la population helvétique vivant dans la précarité, la garantie de la sécurité matérielle doit devenir une tâche prioritaire, estime l'oeuvre d'entraide.

La dernière estimation de Caritas suisse qui remontait à fin 2003 faisait état de 850 000 personnes pauvres en Suisse, a indiqué mercredi son porte-parole Bertrand Fischer. La précarité s'est accentuée et le pays s'est encore éloigné du plein emploi, indique Caritas dans son communiqué.

L'oeuvre d'entraide catholique a recoupé les résultats de l'Enquête suisse sur la population (EFPA), les dernières données sur les "working poors" de l'Office fédéral de la statistique (OFS) et celles de la protection de l'enfance. Le nombre de personnes frappées par la pauvreté atteint pour la première fois le million de personnes, écrit-elle dans son almanach social 2006.

Par Takana - Publié dans : Suisse
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Vendredi 30 décembre 2005 5 30 /12 /2005 12:41
La nuit de jeudi à vendredi a été la plus froide de cet hiver. Le mercure est descendu jusqu'à - 35 degrés à La Brévine (NE). Les autres régions de Suisse n'ont pas été épargnées. Il a ainsi fait - 17,5 degrés à Aigle (VD) et - 17,4 à Granges (SO).
Dans les Alpes, le thermomètre est descendu jusqu'à - 30,3 degrés à Samedan (GR), a indiqué vendredi matin un porte-parole de MétéoSuisse. En Haut-Valais, à Ulrichen, la température a été de - 28,8 degrés. lrichen et Obergoms, dans le Haut-Valais, le thermomètre a marqué - 30,1 degrés.

Les gelées ont également été marquées en plaine. Dans l'Arc lémanique, Genève a grelotté sous - 11,7 degrés alors que Lausanne n'annonçait que - 8,7. La température de l'air a chuté à - 9,7 à Bâle et à - 9,5 à Zurich. Berne à 700 mètres d'altitude à accusé - 14,5 degrés.

Il a fait - 17,5 degrés à Aigle (VD) et - 17,4 à Granges (SO), au pied du Jura. Le Seeland balayé lui aussi par l'haleine froide de l'hiver s'est réveillé sous le givre et un soleil radieux, les températures franchissant allègrement la barre des dix degrés sous zéro.

Cette nuit glaciale ne constitue pas pour autant une extrême, selon Patrick Hächler, météorologue à MétéoSuisse. Des températures bien plus basses ont été enregistrées les années dernières.
Par Takana - Publié dans : Suisse
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Lundi 9 janvier 2006 1 09 /01 /2006 17:17
DOCUMENT SECRET La publication d'un document égyptien évoquant l'existence de «Guantánamo européens» va contraindre Samuel Schmid à s'expliquer. Et pourrait provoquer une crise politique.

Un fax transmis par le Ministère égyptien des affaires étrangères à son ambassade de Londres a été intercepté le 10 novembre dernier par les services de renseignement de Samuel Schmid. Ce document confidentiel mentionne l'existence de prisons secrètes américaines contrôlées par la CIA dans cinq pays européens, Roumanie en tête. Mais la publication par SonntagsBlick de ce fax classé secret embarrasse le gouvernement suisse. Le ministre de la Défense, Samuel Schmid, va ouvrir une enquête administrative.

Le fax a été capté par les installations d'écoute de Loèche, en Valais (les fameuses «grandes oreilles»). Sans constituer une preuve formelle, son contenu stipule que 23 citoyens irakiens et afghans ont été interrogés dans la base de Mihaïl Kogalniceanu, à Constanza (Roumanie), un pays candidat à l'Union européenne.

La délégation des commissions de gestion sera informée par Samuel Schmid ce matin. Dans l'entourage du gouvernement, on souligne que le scandale réside dans la fuite de ce document. L'Egypte peut trouver saumâtre l'espionnage opéré par la Suisse. Mais, en fait, «tout le monde écoute tout le monde», selon les termes de Jacques-Henri Addor, chef d'information de la base d'aide au commandement.

Dans cette guerre électronique, un opérateur chargé d'observer les ondes via un réseau d'antennes a enregistré le message égyptien, transmis au service de décryptage. La base d'aide au commandement en a pris connaissance et le fax confidentiel a été remis au Département fédéral des affaires étrangères.

Déjà en froid avec le département de Micheline Calmy-Rey, les Etats-Unis ne goûteront guère le rôle joué par la Suisse. La CIA est déjà dans le collimateur du Ministère public de la Confédération, qui a ouvert une enquête sur le transit supposé d'avions civils transportant des détenus. Cet éventuel passage illégal à Cointrin a aussi conduit la délégation des commissions de gestion à exiger un rapport du Conseil fédéral, la neutralité suisse étant blessée.

Samuel Schmid ou Micheline Calmy-Rey connaissaient-ils le fax égyptien? Si oui, pourquoi n'ont-ils pas pris langue avec le conseiller aux Etats Dick Marty (rad./TI), chargé de rendre un rapport au Conseil de l'Europe? Des sanctions pénales menacent l'auteur et le bénéficiaire de la fuite, mais la véritable bataille sera politique.
Par Takana - Publié dans : Suisse
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Vendredi 20 janvier 2006 5 20 /01 /2006 11:04
Jens Alder quitte son poste vendredi.
Directeur général de Swisscom depuis six ans, Jens Alder est remplacé avec effet immédiat par le patron de Swisscom Mobile, Carsten Schloter.
 
Son départ intervient en plein débat entre Swisscom et le gouvernement – actionnaire principal – sur la stratégie future de l'opérateur de télécoms.

Selon le communiqué diffusé vendredi par Swisscom, Jens Alder s'en va de son plein gré. Il quitte son poste de directeur général au 20 janvier 2006, soit vendredi.

«Il tire ainsi les conséquences du changement d'orientation décidé par le gouvernement concernant les plans d'expansion internationale. La nouvelle stratégie de l'entreprise, en cours d'élaboration, devra être mise en œuvre par son successeur», écrit Swisscom.

La démission de Jens Alder avait déjà fait l'objet de spéculations en novembre dernier après les prises de position du Conseil fédéral (gouvernement) concernant l'opérateur historique.

Le gouvernement suisse avait alors fait capoter les projets de reprise de l'opérateur irlandais Eircom en limitant la stratégie d'expansion à l'étranger de Swisscom et en annonçant sa privatisation à venir.
 
Rentabilité
 
Jens Alder (48 ans) était entré chez Swisscom en tant que membre de la direction en avril 1998, avant de prendre la direction du groupe en décembre 1999. Il laisse derrière lui une entreprise très rentable, sans aucune dette, mais également sans perspective de développement.

Le marché domestique, où l'opérateur historique est encore archi-dominant et dans lequel la Confédération va désormais le brider jusqu'à sa privatisation, est en effet saturé. Les prix du téléphone ne peuvent que continuer à baisser.

Ces six dernières années, Jens Alder a défendu bec et ongles les positions de l'ex-monopole, appelé à perdre peu à peu des parts de marché suite à la libéralisation des télécoms. Très présent dans les médias, le Suisse a lutté pour chaque avantage de marché de son entreprise, comme le dernier kilomètre.
 
Restructurations
 
Jens Alder n'a pas hésité à faire subir de multiples cures d'amaigrissement à son entreprise. Les effectifs sont passés de 20'400 équivalents plein temps en 1999 à 15'660 à la fin 2004. Les charrettes de suppressions d'emplois sont d'ailleurs amenées à se poursuivre.

Pour succéder à Jens Adler, le conseil d'administration a nommé l'Allemand Carsten Schloter (43 ans), jusqu'ici CEO de Swisscom Mobile et membre de la direction du groupe.

Economiste d'entreprise et informaticien de formation, il a étudié et travaillé à Paris et en Allemagne - notamment pour Debitel, ex-filiale de Swisscom - avant d'entrer directement chez l'opérateur helvétique en 2000.

swissinfo et les agences
Par Takana - Publié dans : Suisse
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Lundi 30 janvier 2006 1 30 /01 /2006 16:25
Pots-de-vin versés par des artisans pendant plus de 20 ans - Dix autres accusés sur le banc
Bellinzone (AP) Le procès d'une affaire de corruption à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) s'est ouvert lundi après-midi devant le Tribunal pénal fédéral (TPF) de Bellinzone. Un ancien responsable technique est accusé d'avoir empoché pendant plus de 20 ans des pots-de-vins versés par des artisans.
L'ancien chef du secteur Chauffage, ventilation et sanitaire (VCS) de l'EPFL est au centre d'un procès qui doit durer près de deux semaines. Selon l'acte d'accusation, cet homme aujourd'hui âgé de 61 ans a entretenu de 1982 à 2003 un «système de corruption» et empoché entre 200.000 et 300.000 francs de pots-de-vin. Dix artisans et entrepreneurs de la région lausannoise comparaissent également sur le banc des accusés. En raison du nombre important d'accusés, le tribunal a investi la salle du Grand Conseil tessinois.
Les principaux chefs d'accusation qui pèsent sur l'ancien fonctionnaire sont la corruption passive, l'escroquerie, le faux dans les titres et le blanchiment d'argent. Ce dernier point concerne le financement de travaux de rénovation, pour au moins 150.000 francs issus de la corruption, d'une ferme familiale dans le Jura bernois.
Les coaccusés doivent pour leur part répondre de corruption active, mais les faits qui leur sont reprochés sont parfois prescrits. Certains sont aussi poursuivis pour escroquerie et faux dans les titres. Les artisans en cause on accepté de verser des commissions au principal accusé «en sachant que cela était une condition sine qua non pour travailler pour l'EPFL», selon le procureur fédéral Carlo Bulletti. L'argent a été pour partie remis de main à main dans le cadre d'un club de pétanque et pour le reste versé à une entreprise. Le montant des commissions illégales équivalait en règle générale à 10% du montant des commandes. Des cadeaux en nature comme du vin ou des matériaux de construction ont également été reçus indûment.

Confiance de ses supérieurs
Le Ministère public de la Confédération estime que l'ancien cadre de l'EPFL a pu commettre des délits sur une longue période grâce à la confiance que ses supérieurs avaient en lui. Comme responsable des travaux d'entretien et d'exploitation au sein du secteur CVS, il pouvait mandater librement des entreprises pour des montants allant jusqu'à 10.000 francs. Dans les faits, il disposait d'un pouvoir d'attribution en tout cas pour des montants allant jusqu'à 50.000 francs. L'accusé avait une influence sur un budget annuel qui pouvait s'élever à 2,4 millions de francs. C'est également lui qui contrôlait les factures adressées à l'EPFL relatives au travaux exécutés pour le CVS.
L'ancien employé de l'EPFL a passé trois semaines en détention préventive en été 2003. L'affaire avait été révélée en mai de la même année. Dix témoins seront entendus devant le TPF. Le verdict est attendu le 17 février. AP
gi/bb/fr
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Mercredi 1 février 2006 3 01 /02 /2006 16:09
Les tatoueurs suisses devront désormais respecter de nouvelles lignes de conduite. (SF-DRS)
Les tatoueurs suisses devront désormais respecter de nouvelles lignes de conduite. (SF-DRS)
Les studios des tatoueurs et pierceurs de Suisse seront bientôt étroitement contrôlés. Une ordonnance fédérale veut faire éviter les risques d'infections dangereuses.
 
Cela alors que tatouages, piercings et autres ornements corporels sont plus «trendy» que jamais...
 
 
 
Un rapport de la Commission européenne, établi en 2003, rappelle les dangers découlant du «body art». Le document fait état d'une longue liste de pathologies, parfois macabres, contractées par des amateurs de tatouages ou d'implants sous-cutanés.

Selon les auteurs de ce rapport, plus de la moitié des piercings et autres «parures» pratiqués en 2003, ont conduit à des interventions médicales postérieures. Deux personnes sont mêmes décédés suite à des infections.

De plus, le document révèle l'ignorance des praticiens en matière de chimie et de toxicité des produits utilisés pour les tatouages et les maquillages permanents.
 
Des laques pour la carrosserie
 
Autre point alarmant dénoncé par les experts: des laques, destinées à la carrosserie automobile, seraient parfois injectées sous la peau des clients dans certains studios de tatouage.

Suite à ces constats accablants, le Conseil de l'Europe, dont la Suisse fait partie, a décidé d'instaurer une résolution sur la pratique du tatouage et du maquillage permanent. Un pas qui a conduit la Suisse à se pencher à son tour sur les pratiques cette industrie.

L'Office fédéral de la santé publique (OFSP), en collaboration avec un groupe de tatoueurs professionnels, a élaboré des lignes de conduite pour une gestion hygiénique et de bonnes conditions d'application des ornements corporels. Cette ordonnance fédérale n'a cependant pas d'effet contraignant.

Pour l'OFSP, la balle est maintenant dans le camp des cantons, qui devraient à leur tour légiférer et définir les procédures à respecter par les acteurs de cette branche.
 
Nouvelles règles
 
L'OFSP dispose désormais d'une plus grande liberté d'action pour renforcer les restrictions à l'égard des matériaux et instruments utilisés pour le piercing et le tatouage.

Il a notamment fixé le seuil de toxicité maximal admis pour les pigments de tatouage ainsi que les normes d'hygiène concernant les instruments utilisés pour de telles pratiques. Ceux-ci doivent être stérilisés et emballés.

Plusieurs métaux lourds, de même que les substances cancérigènes, ne seront désormais plus admis dans ces teintures, et tous les pigments devront être accompagnés de la description de leur composition sur leur emballage.
 
 
""
De nombreux studios de tatouage en Suisse ne pratiquent pas même les standards minimaux d'hygiène.
""
Luc Grossenbacher, vice-président de l'Association des tatoueurs
 
 
Risques d'amendes
 
De plus, les lentilles de contacts cosmétiques feront, elles aussi, l'objet de contrôles plus rigoureux. Les fabricants et les importateurs devront certifier que leurs produits répondent bien aux standards fixés par la loi.

De son côté, l'Association suisse des tatoueurs se déclare satisfaite par l'introduction de la nouvelle ordonnance sur les objets usuels en contact avec la peau, entrée en vigueur le 1er janvier 2006.

Son vice-président, Luc Grossenbacher, explique à swissinfo que «de nombreux studios de tatouage n'observent même pas les règles minimales d'hygiène».

Le spécialiste estime que seul un quart des tatoueurs vont appliquer les nouvelles règles découlant de l'ordonnance fédérale sans rechigner. Les autres doivent s'attendre à des amendes salées, ajoute-t-il.
 
Serrer la vis
 
Les premiers contrôles sanitaires ne devraient pas être effectués avant le 21 décembre 2007. Une période de deux ans est ainsi laissée aux tenanciers de tels studios afin de se plier aux nouvelles lignes de conduite.

L'organisation T.I.M.E, qui regroupe les plus grands fabricants d'encre de tatouage en Europe, affirme qu'il est possible de produire des pigments non-toxiques et de fournir les indications nécessaires sur les emballages et cela avant l'échéance fixée par la loi. T.I.M.E précise cependant que ce type de produit sera plus cher.

Michael Donat, de l'OFSP, a participé à l'étude de la Commission européenne de 2003 sur les paramètres de sécurité de cette industrie. Il a aussi contribué à l'élaboration de l'ordonnance fédérale.
 
Cantons sous pression
 
«Après une période de grâce de deux ans, nous pratiquerons de fréquentes inspections auprès des studios des tatoueurs et pierceurs. Nous confisquerons les produits douteux, pour les faire analyser par les laboratoires cantonaux», explique le fonctionnaire.

«Les services de douanes devront eux aussi prêter une attention particulière aux pigments importés et s'assurer que ces produits répondent aux nouveaux standards de sécurité».

Michael Donat met désormais aussi la pression sur les cantons, afin que ceux-ci légifèrent et introduisent à leur tour un système de licence destiné aux professionnels du tatouage et du piercing.

Si la nouvelle ordonnance est susceptible de fâcher les praticiens les moins scrupuleux, elle devrait néanmoins permettre de préserver la santé des amateurs de «body art».

swissinfo, Julie Hunt
(Traduction de l'anglais: Nicole della Pietra)
Faits marquants
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10 à 15% de la population des pays industrialisés portent un ou plusieurs tatouages.
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Les prix pratiqués en Suisse varient de 150 à 250 francs de l'heure de tatouage.
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Aucune formation professionnelle ou loi fédérale ne réglementent pour l'heure ce métier.
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L'Association suisse des tatoueurs ne compte que 22 membres pour quelque 350 échoppes enregistrées en Suisse.
 
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Par Takana - Publié dans : Suisse
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