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Internet & Technologies

Jeudi 8 décembre 2005 4 08 /12 /2005 17:45
Sur les CD, les systèmes anticopie empêchent la duplication, mais aussi le transfert d'une chanson sur un baladeur numérique. Sur les sites de téléchargements payants, comme Fnacmusic.com, ils brident le nombre de copies et obligent l'usager à choisir des logiciels de lecture agréés. A douze jours de l'examen par l'Assemblée du projet de loi sur les droits d'auteur, ces verrous technologiques baptisés «mesure techniques de protection» ou systèmes de gestion des droits numériques (DRM, en VO) se retrouvent au coeur des évolutions du droit à l'heure de l'Internet. Et ont suscité une bronca d'associations, d'artistes, de bibliothécaires et d'internautes, qui pétitionnent à tout-va. Logique, car les DRM sont au centre de ce texte de transposition d'une directive européenne, qui les légitime en droit et les protège juridiquement: le fait de faire «sauter» un de ces DRM, quel qu'en soit le motif, sera bientôt puni de trois ans de prison et de 300 000 euros d'amende. En théorie, aucune circulation numérique d'oeuvres non validée par les producteurs ou les éditeurs ne sera plus possible. On mesure la différence avec la situation de l'univers «physique», où un livre peut être acheté en librairie, mais aussi emprunté, donné ou photocopié pour son usage perso.

Redevance. «Nos oeuvres sont pillées et les mesures techniques sont une réponse à l'agression que nous avons subie», justifie Gilles Bressand, le président du Syndicat national des éditeurs de phonogrammes, qui reconnaît que «tout ce qui tend à protéger le principal, et donc les oeuvres, peut causer des dommages secondaires». Les membres de l'Alliance public-artistes (associations de consommateurs et d'artistes) voient surtout dans cette future loi un gage donné aux «industriels qui veulent contrôler entièrement la circulation des oeuvres». Ils proposent une autre solution pour mettre fin à «l'illusion de la gratuité» tout en «permettant au public de bénéficier de tout le potentiel de la révolution numérique» : la légalisation des échanges non commerciaux d'oeuvres via le Net en contrepartie d'une redevance sur l'abonnement au fournisseur d'accès (1). Les bibliothécaires et l'Association des maires de France s'inquiètent eux de l'avenir de la «lecture publique», selon le secrétaire général (PS) de l'AMF, André Laignel, avec cette loi «extraordinairement restrictive» qui ne prévoit rien pour que les bibliothèques puissent donner accès aux ressources numériques.

Cadeau. La contestation a été dopée par le calendrier : passé en Conseil des ministres il y a deux ans, le texte sera examiné à la veille de Noël, le 20 décembre. Et «en urgence», avec une seule lecture parlementaire. Un rapport rendu hier par un organisme dépendant du ministère de la Culture et dominé par les producteurs de disques ou de cinéma ­ le Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique (CSPLA) ­ a chauffé un peu plus les esprits. Il préconise des amendements imposant les DRM aux logiciels d'échange de fichiers, voire aux webradios (lire ci contre). Ces renchérissements ont suscité l'ire des concepteurs de logiciels libres dont la pétition (1) contre «le verrouillage généralisé de la culture» a recueilli plus de 30 000 signatures en moins d'une semaine. Ils voient là un cadeau aux fournisseurs de ces technologies de contrôle, dont Microsoft.

(1) www.lalliance.org et http://eucd.info

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Vendredi 9 décembre 2005 5 09 /12 /2005 14:12
Un Sud-Coréen de 38 ans qui jouait en réseau sur l'internet jour et nuit depuis dix jours est mort d'épuisement. L'homme a trépassé jeudi alors qu'il engageait une énième partie dans un café internet d'Incheon, à l'ouest de Séoul. "



Il a été transporté dans un hôpital proche mais la mort a été constatée à son arrivée", a déclaré un officier de police. En août, un autre mordu du jeu en réseau âgé de 28 ans est décédé dans la ville de Taegu (sud-est) après avoir joué pendant plus de deux jours.
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Lundi 12 décembre 2005 1 12 /12 /2005 19:04
Vingt-huit personnes soupçonnées d'être impliquées dans un réseau de contrefaçon de films sur internet ont été arrêtées et placées en garde à vue dans une vingtaine de villes françaises lundi, annonce le parquet de Paris.

Deux autres personnes ont été arrêtées en Suisse dans la même procédure, sur commission rogatoire internationale.
Le juge parisien David Bénichou enquête sur un groupe appelé "GGTeam", qui revendiquerait l'activité de mise à disposition de films sur internet.
Les gendarmes français, agissant sur commission rogatoire de ce magistrat, ont saisi "de très nombreux CD-Rom contrefaits et des matériels informations en quantité importante", ajoute le parquet de Paris.
Les enquêteurs ne s'intéressent qu'aux internautes qui favorisent la propagation du téléchargement illégal, en adressant à leurs correspondants l'adresse des sites qui le permettent.
"Ceux qui se sont limités à télécharger des films, sans poster de liens sur les forums qu'ils fréquentent, ont été exclus du champ de cette enquête", explique le parquet.
Le fait de télécharger un film sur internet, le graver sur CD-Rom et échanger des fichiers en dehors des sites payants constitue juridiquement une "contrefaçon", passible en théorie de prison.
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Jeudi 15 décembre 2005 4 15 /12 /2005 12:00

Prototype d'un ordinateur portable à 100 dollars, présenté le 16 novembre 2005 à Tunis.
© AFP/Archives Eric Feferberg
WASHINGTON (AFP) - Une firme taiwanaise, Quanta Computer, a été choisie pour fabriquer l'ordinateur portable à 100 dollars destiné aux enfants de pays en voie de développement.

Cette décision a été annoncée mardi par Nicholas Negroponte, responsable du projet et qui dirige la société à but non lucratif "One laptop per Child" ("Un ordinateur portable par enfant"), issue du MIT (Massachusetts Institute of Technology).

Un communiqué précise que ces ordinateurs, dont le prototype a été dévoilé le mois dernier au Sommet mondial de la société de l'Information à Tunis, seront disponibles fin 2006.

Entre cinq et 15 millions de ces PC seront distribués notamment en Chine, en Inde, Brésil, Argentine, Egypte, Nigeria, et en Thaïlande par l'intermédiaire de donateurs ou de programmes gouvernementaux.

Une version commerciale de l'ordinateur, une machine à écran monochrome ou couleur dont la batterie se charge via une manivelle, est également envisagée, précise le communiqué.

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Vendredi 16 décembre 2005 5 16 /12 /2005 18:57
Une pétition sera remise au Premier ministre la veille de l'examen en première lecture du projet de loi, mardi et mercredi à l'Assemblée nationale.

  100.000 signatures contre le projet de loi
Q uelque 96 000 personnes et 600 organisations et entreprises ont signé une pétition demandant le retrait du projet de loi sur les droits d'auteurs, lancée à l'initiative d'un collectif de consommateurs, affirme vendredi 16 décembre ce dernier dans un communiqué.
Ce collectif d'utilisateurs de logiciels libres et de produits culturels "eucd.info", du nom de la directive européenne du 22 mai 2001 sur les droits d'auteurs que le projet de loi transpose en droit français, indique que cette pétition a été lancée il y a 13 jours.
Elle sera remise au Premier ministre la veille de l'examen en première lecture du projet de loi, mardi et mercredi à l'Assemblée nationale.
Ce texte, fait valoir le collectif, "impose à tout support culturel un verrouillage technique, appelé DRM, pour limiter la consultation et la copie des oeuvres".

Contre les bibloithécaires, les journalistes...

"Utiliser le droit de citation ou réaliser des copies privées seront passibles de 300.000 euros d'amende et 3 ans de prison tout en restant des pratiques légales", ajoute le collectif.

Selon lui, le vote de ce texte "empêchera les bibliothécaires d'archiver la production culturelle, les webradios de diffuser de la musique, les journalistes et chercheurs d'utiliser le droit de citation, les informaticiens de développer des logiciels et les citoyens de jouir librement des biens qu'ils ont achetés".
Il souligne en outre que "des sociétés d'auteurs (ADAMI, SEDIDAM), l'UFC Que choisir, des bibliothécaires, artistes, producteurs, syndicats, webradios et podcasteurs ont exprimé leur désaccord face à ce texte". Le podcasting (terme d'origine anglaise) est un moyen habituellement gratuit de diffusion de fichiers sonores ou vidéos sur Internet que l'on nomme podcasts.
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Mercredi 21 décembre 2005 3 21 /12 /2005 12:12
P lus l'on copie, plus l'on découvre des nouveautés et plus l'on achète des CD et DVD. Les adeptes du piratage ne nuiraient donc pas au marché. C'est ce que prouve l'étude d'un groupe de chercheurs et l'association l'UFC-Que choisir. Cette enquête vient contredire l'idée reçue qui veut que le piratage détruise l'industrie de la culture. Elle est publiée le jour même où les députés commençaient à examiner un projet de loi sur les droits d'auteur et droits voisins.

.(AFP.J.Saget)

Le piratage n'aurait pas d'effet sur le revenu des auteurs

Le jour même où l'Assemblée nationale ouvrait les débats sur un projet de loi sur les droits d'auteur et droits voisins, des chercheurs de l'université Paris XI ont publié mardi (20 décembre) une étude* sur le piratage sous toutes ses formes. Conclusion : loin de nuire à l'industrie de la culture, cette pratique, répandue dans "pratiquement toutes les catégories sociales", la nourrit.

L'étude réalisée en association avec "L'UFC que Choisir" et à la demande du ministère de la Recherche démontre en effet que le copiage n'est peut être pas si mauvais pour les ventes. La première explication à cela vient de ce que les plus gros copieurs de musique ou de films sont aussi de gros acheteurs de CD et de DVD. Les boulimiques du copiage achètent pour plus de quarante euros de CD par mois. Certes 95% des copieurs affirment qu'ils le font parce que les CD originaux sont trop chers. Mais ils avouent aussi qu'en copiant, ils découvrent de nouveaux artistes. Ce qui leur donne envie d'acheter ensuite des CD. Donc plus l'on échange des CD gravés et plus on télécharge, plus on goûte à la culture et plus on en devient accroc. D'ailleurs, ceux qui copient beaucoup sortent aussi plus que les autres en concert ou au cinéma. L'étude démonte ainsi totalement l'idée reçue selon laquelle les adeptes du copiage sont de simples resquilleurs. En réalité quand les industries du disque attaquent en procès les gros téléchargeurs, ils attaqueraient en fait leurs plus gros clients.

Les petits copieurs, eux, sont de petits acheteurs de musiques et de film. Ils expliquent qu'ils n'auraient de toute façon pas acheté l'album dont ils copient une ou deux chansons. En un mot, la pratique du copiage, quelle que soit son intensité, n'aurait pas d'effet sur les achats de CD et de DVD, et donc n'aurait pas plus d'effet sur le revenu des auteurs.

*Etude menée auprès de 4.000 personnes et réalisée par l'ADIS, un laboratoire de recherches universitaires de Paris XI.

Lutter contre la copie

Le piratage commercial est interdit, avec toutefois une tolérance pour les particuliers. Mais ces trois dernières années, les ventes de disque ont chuté de 30% et selon les industriels, il y aurait chaque mois 150 millions de titres téléchargés chaque mois. Voilà pourquoi ils tentent de lutter contre le téléchargement sur Internet et contre la copie. Ainsi, il arrive parfois que l'on ne parvienne pas à copier un C.D. : cela signifie que des verrous ont été posés dessus. Des verrous dénoncés par des certaines d'associations de consommateurs et que la loi examinée par les députés depuis mardi à l'Assemblée Nationale valide.

Plus précisément, ils se penchent sur un projet de loi sur les droits d'auteur et droits voisins. Il s'agit là de la transposition d'une directive européenne de 2001 qui oblige les Etats membres à fournir une protection juridique adaptée contre le piratage. Le projet de loi défendu par le ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres prévoit trois ans de prison et 300.000 euros d'amende en cas de fraude. Il maintient les exceptions à la législation sur le droit d'auteur prévues pour la copie privée et prévoit une autre exception en faveur des personnes handicapées. Enfin, il crée un collège de médiateurs pour trancher les litiges. Du point de vue du ministre, le texte introduit un "dispositif de sécurité juridique" afin que "chaque créateur puisse librement faire diffuser ses oeuvres grâce à Internet" et percevoir une "juste rémunération".

C.S-L. et Carole Laporte-Many

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Jeudi 22 décembre 2005 4 22 /12 /2005 15:58

Ou comment les députés de la majorité et de l'opposition ont adopté un amendement sur «la licence globale» à l'opposé du projet de loi gouvernemental sur le droit d'auteur • La première base d'une légalisation des réseaux peer-to-peer •

par Christophe Alix


F
olle nuit à l'Assemblée nationale. Les députés qui poursuivaient l'examen du projet de loi très controversé sur le droit d'auteur ont adopté, peu avant minuit et à la surprise générale, deux amendements qui constituent le premier pas vers une légalisation des échanges de fichiers «peer-to-peer» sur l'Internet. Un véritable coup de théâtre et une gifle pour le gouvernement et son ministre de la culture Renaud Donnedieu de Vabres dit «RDVD» qui voit dénaturer son projet de loi, adaptation en droit français de la directive EUCD (European Union copyright directive) européenne adoptée en 2001.

Après une journée de discussion générale sur le projet marquée par quelques belles envolées oratoires comme celle de François Bayrou sur la «police de l'Internet» ou du socialiste Didier Mathus sur les dangers d'une «staracadémisation» de la culture, l'examen du texte proprement dit et de ses multiples amendements commence autour de 22 heures en présence d'une trentaine de députés. A chaque exposé d'un amendement émanant de l'opposition, le rapporteur du projet Christian Vanneste, député UMP du Nord fait invariablement la même réponse de sa voix de canard aphone: «défavorable». Il est en général suivi de RDVD pour le gouvernement qui émet un même «défavorable».

«Fausse bonne idée», «totalement utopique», «danger absolu»
Vers 23 h 30, c'est le tour des amendements 153 et 154 déposés par un député socialiste et l'UMP Alain Suguenot. Identiques, ils portent tous deux sur la «licence globale optionnelle» que certains députés, dans la confusion appellent «licence légale» en référence à l'exception au droit d'auteur qui régit le passage de musique sur les antennes de radio. Mesure phare des partisans d'une légalisation du P2P en échange du versement d'une redevance de 4 à 7 euros par mois prélevé sur l'abonnement à l'Internet, cette mesure prend le contre-pied absolu du gouvernement sur ce sujet. Après la présentation des amendements par leurs auteurs, de nombreux orateurs s'inscrivent pour réagir sur cette question. Ses opposants parlent de «fausse bonne idée», de son caractère «totalement utopique», du «danger absolu» qu'elle représente pour l'économie de la culture, ses partisans lèvent les yeux au ciel et dénoncent la «dramatisation» du débat.

Au nom de la «liberté des internautes»
Un jeu cocasse d'alliances se noue où l'opposante UMP au Pacs Christine Boutin rejoint le défenseur du Pacs socialiste Patrick Bloche au nom de la «liberté des internautes». On se donne du «chère Christine» avec des rappels à l'ordre du président de séance dans une ambiance assez surréaliste. Pendant les interventions de représentants de tous les partis dont l'UDF Jean Dionis du Séjour qui une fois n'est plus coutume se range du côté du gouvernement pour refuser cette «licence globale optionnelle», Alain Suguenot et Christine Boutin sont très actifs dans les allées – clairsemées – pour aller discuter et convaincre leurs collègues. A la demande d'un député PS, le vote sera public, en utilisant les boîtiers électroniques plutôt que la main levée assez «pifométrique» comme le décrit un des nombreux spectateurs présents dans les tribunes. Les députés regagnent vite leur place le temps d'une ultime intervention, la présidente énonce «le vote est ouvert, le vote est fermé». En à peine plus d'une seconde, tout le monde a appuyé sur le bouton de sa console puis les résultats sont annoncés par la présidente avant d'être affichés sur un grand tableau : 59 votants, 58 votes exprimés.... 30 pour et 28 contre !

C'est la stupéfaction. Les socialistes Christian Paul et Patrick Bloche se regardent hilares sans y croire et se tapent dans la main comme deux joueurs de basket. En bas, Christian Vanneste et RDDV affichent des mines déconfites et dans le public, l'éventail des réactions va de la consternation totale chez les représentants de l'industrie du disque et du cinéma aux visages illuminés par cette «divine surprise» chez les membres de la coordination «public-artistes» à l'origine de la licence globale. A la demande de Patrick Bloche, omniprésent et selon lequel «ce vote marque la première étape d'une légalisation du P2P en France» et nécessite pour son groupe de reconsidérer la situation au vu d'une situation «totalement nouvelle», la séance est levée.

Plus que symbolique, historique
On continue de s'engueuler sur les bancs de l'UMP et les membres du cabinet de RDVD activent leurs portables pour battre le rappel des troupes dans les couloirs. Les députés son très loin en réalité d'avoir voté une légalisation du P2P en France. Mais pour les partisans de la liberté des réseaux, le moment est plus que symbolique, historique. Pour la première fois dans l'histoire d'un parlement démocratique, une assemblée a opté pour une autre voie que celle de la répression pour résoudre les problèmes posés par l'usage des réseaux P2P. Il ne s'agit que d'un amendement sur 250 dans un texte de loi qui comprend 30 articles mais il faut le lire noir sur blanc pour réaliser ce qui vient d'être voté. «De même, l'auteur ne peut interdire les reproductions effectuées sur tout support à partir d'un service de communication en ligne par une personne physique pour son usage privé et à des fins non directement ou indirectement commerciales, à l'exception des copies d'un logiciel autres que la copie de sauvegarde, à condition que ces reproductions fassent l'objet d'une rémunération telle que prévue à l'article L. 311-4».

Lorsque la séance reprend, comme si de rien n'était, il ne reste apparemment nulle trace du vote qui vient d'avoir lieu. L'Assemblée expédie le vote négatif de deux ou trois amendements mineurs et RDVD, au nom du gouvernement, finit par lâcher un «favorable» à une demande communiste sur une exception au droit d'auteur, mais à condition qu'on en retire le mot «archive». Voté à main levé positif et unanime, la séance est levée. L'examen du texte reprend jeudi à 15 h 00
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Jeudi 22 décembre 2005 4 22 /12 /2005 16:01

PARIS (AFP) - De nombreux artistes ont vivement condamné jeudi deux amendements adoptés par les députés dans la nuit précédente, autorisant le téléchargement de toute oeuvre numérisée sur internet pour un usage privé, en contrepartie d'une rémunération des artistes.

Voici quelques unes de ces réactions, rapportées par les maisons de production des artistes: - "C'est un recul par rapport à Beaumarchais", créateur du droit d'auteur en 1791 (Maxime Le Forestier).
- "Si ma musique devient gratuite, alors je demande aux représentants de l’Etat qui travaillent pour le bien public de le faire gratuitement" (Michel Sardou).


- "Cet amendement nous renvoie à une époque ancienne que je croyais ne plus devoir exister, où les auteurs et les artistes étaient dépossédés de leurs droits contre une rémunération symbolique dérisoire" (Roberto Alagna).


- "Cet amendement est la négation de la valeur de la culture" (Francis Cabrel).

 - "Le peer reste à venir" (Pascal Obispo).

- "Tout travail mérite salaire sauf le travail artistique, des millions de rmistes dans cinq ans, merci messieurs les députés" (Philippe Lavil).

 - "Je suis pour l'exception pour la copie privée, mais contre le pillage de mon travail pour deux kopeks" (Joey Starr).

- "Cette loi est irresponsable et démagogique, en prétendant défendre les artistes et en prenant la parole en leur nom, on organise leur mise à mort" (Alain Chamfort).
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