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France

Mercredi 21 décembre 2005 3 21 /12 /2005 12:19
Les exportations françaises d'armes ont fortement augmenté en 2004 : + 60 %, à 7,125 milliards d'euros. La France maintient son rang de troisième exportateur mondial, derrière les Etats-Unis et le Royaume-Uni, selon un rapport du ministère de la défense transmis au Parlement.

Le montant des exportations françaises d'armement "a presque atteint le niveau de 1997, meilleure année de la décennie", note le rapport, le sixième du genre depuis que la France a décidé de rendre publiques ses exportations d'armement. Les exportations comprennent les livraisons de matériels et les prestations facturées aux clients.

A l'opposé, le montant des nouvelles commandes d'armes reçues par la France à l'exportation a baissé à 3,382 milliards, contre 4,22 milliards en 2003. "Un niveau à peine supérieur à celui de 1996, qui est la moins bonne année de la décennie", précise le rapport.

En ce qui concerne les livraisons, c'est l'Arabie saoudite qui arrive en tête avec 2,4 milliards d'euros d'achats en 2004, devant les Emirats arabes unis (1,428 milliard), Singapour (553,7 millions), l'Inde (380 millions), la Grèce (364,1 millions) et le Royaume-Uni (210,4 millions).

L'industrie française ne s'est vu notifier que 80 "refus d'exporter" en 2004, contre 102 l'année précédente.

Pour le volume de contrats signés, c'est le sultanat d'Oman qui a été le client le plus important, avec plus de 660 millions d'euros en 2004, devant l'Arabie saoudite (420 millions d'euros).

EN TÊTE, AVIONS DE COMBAT ET MISSILES

Parmi les principales commandes en 2004, figurent des hélicoptères de transport militaire NH90 pour le sultanat d'Oman, un contrat de maintenance de missiles Shahine en Arabie saoudite, cinq avions ravitailleurs Airbus MRTT en Australie, un satellite d'observation en Thaïlande et des missiles MICA et Scalp en Grèce.

L'aéronautique et les missiles constituent le domaine d'excellence de l'industrie française d'armement à l'exportation. Les avions de combat ont représenté à eux seuls environ le tiers des exportations au cours des vingt dernières années, essentiellement grâce aux ventes du Mirage 2000 de Dassault Aviation.

Avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni, la France a représenté, au cours des dix dernières années, plus des trois quarts des exportations mondiales d'armement. Et avec la Russie et l'Allemagne, c'est plus de 90 % du commerce mondial qui est couvert.

La Russie, elle, se renforce : passée brutalement du rang de premier exportateur mondial dans les années 1980 à celui de quatrième ou cinquième dans les années 1990, elle regagne du terrain depuis 1997 en s'appuyant notamment sur ses clients traditionnels comme l'Inde ou la Chine. En 2004, Moscou a exporté pour 5,6 milliards de dollars d'armements, un record absolu depuis la fin de l'URSS.

Parmi les autres pays exportateurs, on trouve la Chine, l'Italie, la Suède, l'Afrique du Sud, le Pakistan et Israël. Ce dernier est très présent dans l'électronique, les drones (avions sans pilote) et les missiles tactiques. De nouveaux pays, comme le Brésil, se distinguent en produisant des matériels d'un niveau technologique plus faible mais moins chers.

Par Takana - Publié dans : France
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Dimanche 25 décembre 2005 7 25 /12 /2005 11:16

PARIS (Reuters) - La vente au détail de carburant a été interdite dans plusieurs départements français pour les fêtes de fin d'année, afin de prévenir une éventuelle répétition des violences urbaines du début novembre.

Le réveillon de la Saint-Sylvestre est traditionnellement marqué par des incendies de voitures.

La préfecture des Yvelines a annoncé samedi que le préfet avait pris vendredi soir un arrêté interdisant dans le département la vente de carburants "dans tout récipient transportable" entre le 24 décembre et le 2 janvier.

Le calme est revenu dans les banlieues depuis la mi-novembre mais les préfets redoutent une recrudescence des actes de violence - jets de cocktails Molotov, incendies de véhicules - durant les nuits de réveillon, à Noël et pour le jour de l'an.

Au total, 14 départements - dont tous ceux de la région parisienne, à l'exception de Paris - sont concernés.

En Seine-Saint-Denis, d'où étaient parties les violences urbaines fin octobre, l'interdiction avait été décidée pendant les troubles et n'a pas été levée depuis. Même chose dans l'Eure, où les violences avaient été importantes à Evreux.

Depuis plusieurs années, la vente d'essence au détail aux mineurs est interdite toute l'année dans le Haut-Rhin et dans le Bas-Rhin.

Des arrêtés ont été pris ces derniers jours par les préfets des Bouches-du-Rhône, de la Seine-Maritime et de la Sarthe.

Le 21 novembre, l'état d'urgence décidé par le Premier ministre Dominique de Villepin en pleine crise des banlieues a été prolongé pour trois mois en France.

Par Takana - Publié dans : France
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Lundi 26 décembre 2005 1 26 /12 /2005 11:50

Une commune des Côtes-d'Armor de 1 500 habitants hérite d'un enfant du pays, décédé en Nouvelle-Calédonie. Que faire de cette manne inattendue?

A Maël-Carhaix, chef lieu de canton des Côtes-d'Armor, au coeur du Kreiz Breiz (centre Bretagne), le père Noël est venu de Nouméa, en Nouvelle-Calédonie. Avec ,en guise de cadeau, un chèque encore virtuel, mais bientôt bien réel, valant, en ce pays d'ardoisières, son pesant de la précieuse roche : environ 1,4 million d'euros. Autant dire un miracle pour cette bourgade de 1 500 habitants perdue à quelques kilomètres de ses deux grandes soeurs, Carhaix (Finistère) et Rostrenen (Côtes-d'Armor).

«Surprise». «Nous savions que Jean Kerfers, un homme ayant vécu à Maël-Carhaix pendant la Seconde Guerre mondiale, toujours célibataire et sans famille, voulait nous faire don de ses biens à sa mort, raconte le maire de la commune, Stéphane Rivoal. Mais nous ne savions pas que ce serait aussi important. Cela a été une surprise pour tout le monde.»

Le conte de Noël a démarré en juillet, aux antipodes, avec la mort à 80 ans de Jean Kerfers, qui faisait de Maël-Carhaix son légataire universel. La bonne affaire n'a été officialisée qu'au dernier conseil municipal, le temps de s'assurer, en légataire avisé et par le biais d'un cabinet d'avocats spécialisé, que la manne était bien réelle et ne cachait pas plus de dettes que de gains. Résultat : 750 000 euros en monnaie sonnante et trébuchante, ainsi qu'un immeuble dont la vente devrait rapporter environ 650 000 euros. Une somme qui, en tombant dans les caisses de Maël-Carhaix, va plus que doubler le budget annuel de fonctionnement de la commune, qui plafonne à 1,2 million d'euros.

L'utilisation de cet argent devra toutefois suivre quelques règles. «Nous allons respecter les souhaits du donateur, qui voulait que cet argent soit d'abord utilisé pour l'action sociale, l'aide aux personnes âgées, aux plus démunis et pour les écoles, précise le maire, responsable commercial de 33 ans. Mais, évidemment, il va aussi soulager le budget général.»

«Festivités». Dans le bourg, où se dresse une église de caractère ravalée de frais, on est plutôt satisfait de ces options. Mais, pour autant, chacun y va de sa petite idée. «Ce qu'il faudrait c'est du travail», dit un chômeur devant sa bière au Ty Ar Men Glaz. «Et moins d'impôts», sourit le patron du bistrot. Après avoir évoqué l'agrandissement et la modernisation du foyer logement et des ordinateurs pour les écoliers, un conseiller municipal remarque que la salle de sport, sans douches et en proie à l'humidité, aurait grand besoin d'un coup de jeune. Fabienne, la boulangère, regrette le «manque de festivités» au bourg. «Les gens râlent un peu, dit-elle. C'est trop calme, il n'y a pas beaucoup de monde. Il faudrait aussi un marché hebdomadaire, cela ferait de l'animation.» A la supérette Votre Marché, Daniel Youdec, clerc de notaire, estime qu'il faudrait construire une dizaine de pavillons pour faire face à la pénurie de logements locatifs dont souffre la commune.

Mais, au-delà des souhaits des uns et des autres, ce qui intéresse et intrigue la population de Maël-Carhaix, c'est surtout l'identité du généreux donateur que plus personne ou presque n'a connu. «Depuis quelques années, il nous écrivait pour nous demander des nouvelles de la commune et de ses anciens camarades, indique le maire. Mais, aujourd'hui, ils ont tous disparu.» «entreprise de taxi assez florissante». Jean Kerfers, né à Paris en 1925, aurait été confié tout petit à sa grand-mère, qui l'aurait élevé dans une petite maison sans confort au coeur du bourg. Puis il serait parti après la guerre découvrir le vaste monde. D'abord en Australie, où on lui prête le métier d'éleveur de moutons. Puis à Nouméa, où il aurait exploité une

Hommage. Soizig, une lointaine cousine âgée de 95 ans, confirme cette version. Selon elle, Jean Kerfers aurait toutefois rejoint Paris pendant la guerre, où il aurait fait de la Résistance avant de disparaître avec l'armée américaine. «On est resté sans nouvelles jusque dans les années 80, où il est venu passer quelques jours à Maël-Carhaix», raconte-t-elle. Le geste de son lointain parent, en tout cas, ne l'étonne pas. «C'était quelqu'un de renfermé, qui ne se confiait pas. Mais aussi quelqu'un de très gentil et très sensible. Je n'ai pas été surprise qu'il fasse un legs pour les enfants, les malades et les vieilles personnes», dit Soizig.

Bien évidemment, la commune entend lui rendre hommage. Mais sous quelle forme ? Un nom de rue, une place, un monument ? Une certitude : l'année 2006 devrait être bien remplie à Maël-Carhaix. Notamment lors des prochains conseils municipaux, pour décider de l'utilisation du pactole. Mais aussi avec le lancement d'une étude financée par les collectivités locales et l'Etat sur l'opportunité ou non de relancer l'exploitation des mines d'ardoise fermées depuis plusieurs années. De quoi réveiller l'enthousiasme d'un habitant : «Ça bouge à Maël-Carhaix !»

Par Takana - Publié dans : France
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Jeudi 29 décembre 2005 4 29 /12 /2005 12:11
Les experts de la Cnil jugent que le dispositif technique prévu par le ministère de l’Intérieur pour garantir la confidentialité des données du passeport biométrique est satisfaisant. Disponible en 2006, il contiendra une puce et une photo numérique.

Les Français qui se sont rendus aux États-Unis en cette période de fêtes l'ont constaté: notre pays est en retard dans la mise en place du passeport biométrique, obligatoire depuis fin octobre pour pénétrer sur le territoire américain sans passer par la case visa.

Dans le cadre de sa lutte contre le terrorisme, l'administration Bush exige en effet des passeports contenant au minimum une photo numérique

En France, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) vient de rendre public son avis sur le projet de décret du ministère de l'Intérieur, censé assurer la mise en place de ces titres biométriques. Elle a délibéré le 22 novembre, mais ses conclusions n'ont été publiées qu'un mois après.

Ses membres rappellent que l'objectif premier du «passeport électronique», comme ils le nomment, est de «prévenir et lutter contre la fraude documentaire». Et ce grâce à l'insertion sur le document d'une photographie numérisée et d'une puce sans contact.

Ces passeports électroniques pourront aussi «être présentés à l'occasion de toute démarche nécessitant la justification de l'identité [de l'administré]», permettant une simplification de la vie quotidienne, estime la Cnil. Ce titre servira ainsi lors des démarches auprès des administrations publiques.

Contrôler l'accès au fichier des passeports

La Commission se montre satisfaite des «mesures techniques et des garde-fous» proposés par le ministère de l'Intérieur, pour garantir «l'authentification, la confidentialité et l'intégrité des données enregistrées sur le composant électronique du passeport». Et de citer entre autres dispositions: «les données ne pourront être lues que si le passeport est présenté ouvert, les échanges de données entre la puce et le lecteur seront cryptées, le contenu de la puce sera limité aux informations figurant déjà sur le passeport».

Ses experts indiquent que «le ministère de l'Intérieur n'envisage pas aujourd'hui que la photographie numérisée du détenteur de passeport soit utilisée en France, dans le cadre de dispositifs automatisés de reconnaissance faciale». Mais ils préviennent que ce type de traitements biométriques pourra intervenir à l'étranger.

Les services de police et de gendarmerie chargés de la lutte contre le terrorisme seront autorisés à accéder au fichier national des passeports, rappelle enfin la Cnil. Elle souligne «l'importance du contrôle» de ces accès et demande que soit désignée une personne expressément chargée de lui remettre un bilan annuel des contrôles opérés sur ces accès.

Les premiers passeports, avec un identifiant biométrique, devraient voir le jour en France courant 2006.

La réglementation européenne, adoptée par le Conseil des ministres fin 2004, a déjà prévu de passer à deux identifants à l'horizon 2008: la photo numérique et l'empreinte digitale.

Par Takana - Publié dans : France
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Samedi 7 janvier 2006 6 07 /01 /2006 11:25
Une nouvelle sécheresse est à craindre en France cette année, déclare la ministre de l'Ecologie, Nelly Olin, qui appelle au civisme des agriculteurs et des consommateurs. "2006 pourrait être une année très difficile, voire historique, en matière de sécheresse. L'hiver 2004-2005 fut sec. L'automne 2005, où la pluie était attendue avec impatience, est tout aussi aride", a-t-elle dit à l'occasion d'une réunion du Comité national de l'eau, à Paris.

La ministre a précisé avoir demandé aux préfets de réunir d'ici la à fin janvier leurs comités sécheresse "afin de faire un point précis sur la situation". Nelly Olin réunira à son tour "dans les tout premiers jours de février" le Comité national sécheresse, avec le ministre de l'Agriculture, Dominique Bussereau. Le déficit de pluie d'automne se cumulant à celui de l'année précédente, a-t-elle expliqué, "il manque un tiers à 50% des pluies sur une large partie du territoire".

Les intempéries de ces derniers jours n'ont pas modifié durablement la situation. Certains départements, a indiqué Nelly Olin, n'ont d'ailleurs pas levé les restrictions qu'ils avaient prises l'année dernière. "C'est du jamais vu en cette saison ! Si des pluies abondantes ne viennent pas d'ici mars combler le déficit accumulé, la situation sera extrêmement difficile." La ministre a jugé "important que les agriculteurs tiennent compte de la situation actuelle dans le choix des cultures qui seront implantées au printemps".

"C'est aujourd'hui, au moment de l'achat de semences qu'il faut anticiper", a-t-elle dit. "Je leur lance aujourd'hui un appel à la plus grande vigilance et à une mobilisation collective à la hauteur de la situation que nous risquons d'affronter cet été." Les résultats d'une mission d'inspection, lancée à l'automne pour tirer les enseignements des restrictions d'usage de l'eau pendant l'été, seront disponibles "dans quelques semaines". Cela permettra de "mieux aborder l'été 2006, notamment avec une meilleure coordination interdépartementale", a estimé Nelly Olin.

La ministre a présenté à la fin octobre un plan de gestion de la rareté de l'eau à moyen terme.
Elle signera notamment le 2 février une "charte de bonnes pratiques" avec la fédération des golfs, l'objectif étant de réduire de 30% leur consommation d'eau en trois ans. Elle a également cité l'obligation de compteurs d'eau individuels dans les logements collectifs neufs "pour que chacun puisse mesurer sa consommation". Nelly Olin a annoncé qu'elle mènerait au printemps une "action de sensibilisation du grand public sur les économies d'eau".
Par Takana - Publié dans : France
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Dimanche 8 janvier 2006 7 08 /01 /2006 11:06

Il a été fonctionnaire (instituteur, postier), dompteur de poules, ouvreur au cinéma. Ecrivain, éditeur, animateur d'ateliers d'écriture dans le «9-3», Jean-Jacques Reboux s'apprête à lancer sa propre maison d'édition au mois de mars. En attendant, il pointe encore à l'ANPE, depuis octobre 1998. Et nous raconte une histoire qui circule sur le Web (1), emblématique, selon lui, de la «stigmatisation»«séances de remobilisation collective des chômeurs longue durée». Le 13 décembre, ce détenteur de l'ASS (allocation spécifique de solidarité, 413 euros par mois) est convoqué à un «entretien individuel» dans une agence du IXe arrondissement à Paris. «Ça m'a étonné d'être appelé en plus de ma convoc bisannuelle, mais je m'y suis pointé.» Sur place, il retrouve 56 autres chômeurs dans une salle au premier étage, nantie de 30 chaises. «Ils nous proposaient un stage de remotivation.» Deux cents heures. Et dès le lendemain, à Montrouge, au sud de Paris. Le ton monte. «Euh, pardon madame, mais on a reçu une convocation pour un entretien individuel», ose un demandeur d'emploi tétanisé. «Erreur, c'est une réunion de préparation à un stage pour les bénéficiaires de l'ASS», répond l'agent de l'ANPE. «Mais je n'en fais pas partie», s'agace un chômeur. «Bien, signalez-le au dos et vous ne serez pas inquiété», lance l'organisateur. «Ce genre de procédé ressemble à une rafle, madame, s'énerve un "stagiaire", c'est de la basse politique.» Jean-Jacques Reboux, lui, quitte la salle. «J'ai vu une femme pleurer, beaucoup de visages livides, de poings serrés...» Il s'indigne. «"Ça ne fait que commencer, monsieur, me répond l'agent de l'ANPE. Les politiques mettent de plus en plus le nez dans nos dossiers. C'est effarant. C'est l'horreur. On ne sait plus quoi faire..."» antichômeur, sur fond de

Durcissement. Interrogée, l'ANPE reconnaît que la proposition d'un stage pour le lendemain «se discute, effectivement». Mais rappelle que ce genre de stage n'est «évidemment pas obligatoire» et que le refus de le suivre «n'entraîne» aucune radiation. «Attention aux fantasmes ! prévient-on à l'ANPE. Les chômeurs ne sont pas radiés abusivement et 50 % des 381 600 radiations entre janvier et novembre 2005 sont le fait de retours à l'emploi. Arrêtez de confondre les options politiques et la réalité du terrain des agents !» Noël Daucé, syndicaliste au SNU ANPE, ajoute que les radiations ont «baissé de 4 % entre 2004 et l'automne 2005», et qu'il n'y aurait pas de «combine foireuse impulsée par le gouvernement à l'ANPE» pour éjecter les chômeurs... Dans le même temps, il reconnaît pourtant un «durcissement des contrôles», à travers «la multiplication de circulaires» (lire ci-contre) qui visent à pointer du doigt «la classe chômeuse». «Il y a une pression réelle pour que les chômeurs s'adaptent à des secteurs pourvoyeurs de main-d'oeuvre plutôt qu'ils ne trouvent une formation réellement qualifiante ou un job adapté à leurs qualifications.»

Les associations de défense des chômeurs, elles, dénoncent le traitement statistique du chômage. «L'histoire de Jean-Jacques Reboux est symptomatique d'une dérive toujours plus grande, estime ainsi Marc Moreau, du collectif AC ! Tout cela, c'est de la stratégie de gestion de fichiers. On multiplie les convocs au dernier moment pour un stage bidon pour les sortir des stats.» Il dit aussi : «A coups d'ordonnances, le gouvernement parle de profilage, d'aiguillage, mais là, c'est du flicage pur et dur.» Jacqueline Balsan, vice-présidente du Mouvement national des chômeurs et des précaires, basé à Montpellier, est remontée comme jamais. «Vous n'imaginez pas le nombre de radiations ubuesques que l'on nous raconte, les agents de l'ANPE déprimés par les pressions,Et la mise en place du suivi mensuel des chômeurs, sous couvert d'être plus efficace, tient plus du bracelet électronique que de l'aide réelle ! Comment voulez-vous qu'un agent de l'ANPE, dont un sur quatre est déjà précaire, suive sérieusement 400 entretiens par mois ?» lâche-t-elle.

«Epuisés». Jean-Jacques Reboux, lui, reconnaît que «souvent les agents sont compétents», mais que «les pressions» sont de plus en plus fortes. «Lors d'un entretien préalable à la création d'emploi (EPCE), j'ai répondu que j'allais créer ma maison d'édition dans quatorze mois»,«Et c'est l'ASS qui va vous payer pendant tout ce temps, vous êtes gonflé !» Depuis, Reboux collecte des témoignages de chômeurs spoliés ou radiés abusivement. Avec, aussi, des récits d'agents de l'ANPE «épuisés», selon lui, «écoeurés» des pressions qu'ils font subir et qu'ils reçoivent. Son titre est déjà trouvé : Chômeurs, qu'attendez-vous pour disparaître ? souffle-t-il. Réponse de l'agent de l'ANPE :

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Lundi 9 janvier 2006 1 09 /01 /2006 17:09
SÉCURITÉ ROUTIÈRE La Cnil s'oppose au projet des assureurs qui voulaient installer un GPS pour surveiller les automobilistes débutants, en échange d'une réduction de prime.
D. Ch. (avec AFP)
[09 janvier 2006]

LES JEUNES conducteurs français sont, tout à la fois, les premières victimes d'accidents de la circulation et les automobilistes les plus taxés par les assureurs – leurs primes peuvent atteindre une majoration de plus de 100%. Un surcoût qui peut s'avérer rédhibitoire, à l'âge des études ou du premier emploi. Aussi, le groupement d'assurances Covéa pensait-il résoudre le problème en proposant son nouveau contrat.


Les jeunes acceptant de se plier aux limitations de vitesse verraient leur surprime annulée, à la condition de se soumettre à une contrainte de taille : le respect de leur engagement serait contrôlé à tout moment par l'assureur au moyen d'un appareil GPS glissé dans la voiture et envoyant, toutes les deux minutes, des données telles que la vitesse, les lieux et les types de routes fréquentés, ou encore le temps passé au volant par le conducteur.


Mais ce dispositif, déjà en place au Royaume-Uni ou en Italie, ne verra pas le jour en France : la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) a mis son veto, en décembre dernier. Son refus est fondé sur le «caractère disproportionné du dispositif au regard de sa finalité», la collecte de données de déplacements constituant, selon la Cnil, une entorse à la liberté d'aller et venir anonymement. Ceci, mal - gré le consentement du jeune conduc teur. Un deuxième argument est mis en avant : «le traitement de données d'infractions est interdit à des personnes privées», relève la commission.


Pour Jean-Claude Seys, président de Covéa, «l'objectif principal du contrat était de comprendre en quoi le comportement des jeunes au volant fait qu'ils représentent un tiers des victimes sur les routes».

Donnant-donnant


Le groupement, constitué des mutuelles Maaf Assurances, MMA, Azur assurances et GMF, comptait lancer son nouveau contrat au printemps. Faute d'autorisation de la Cnil, il s'associera pour l'avenir aux expérimentations menées par d'autres assureurs européens afin d'en «tirer des conclusions pour la France».


Son initiative bénéficie d'ail leurs du soutien du gouvernement. «Tout ce qui permet de réduire le prix payé par les jeunes, moyennant une conduite plus respectueuse, me semble a priori opportun», indique ainsi Rémy Heitz, délégué interministériel à la Sécurité routière.


Depuis octobre dernier, la Maaf applique aux jeunes filles cette politique du donnant- donnant. Les conductrices titulaires d'un permis de conduire depuis moins d'un an sont en effet exemptes de surtaxe, en raison de leur comportement «beaucoup plus raisonnable» que celui des garçons. Les primes annuelles des filles ont ainsi baissé jusqu'à 49%.


Par Takana - Publié dans : France
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Mardi 10 janvier 2006 2 10 /01 /2006 17:34
En dépit des mises en garde occidentales, Téhéran a repris mardi ses recherches sur le combustible nucléaire. Pour Jacques Chirac, l’Iran commettrait une «grave erreur» en ne saisissant pas la main tendue par la communauté internationale.

L'Iran et la Corée du Nord doivent respecter leurs engagements internationaux en matière nucléaire et «commettraient une grave erreur en ne saisissant pas la main que nous leur tendons», a souligné Jacques Chirac mardi lors de ses voeux au corps diplomatique.

Les autorités iraniennes viennent d’annoncer la levée des scellés sur plusieurs installations nucléaires, dont celui d'enrichissement d'uranium à Natanz, et la reprise de leurs activités de recherche sous le contrôle de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

L'Iran affirme que son programme nucléaire est de nature purement civile et vise à répondre aux besoins en électricité de sa population. «Il y a une différence entre la recherche et produire du combustible nucléaire. La production de combustible nucléaire reste en suspension», a déclaré Mohammad Saeedi, directeur adjoint de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique.

Communauté internationale préoccupée

Les Etats-Unis et l'Union européenne soupçonnent l'Iran de vouloir enrichir de l'uranium à des fins militaires et, selon des diplomates occidentaux, il est probable qu'ils saisissent le Conseil de sécurité des Nations unies, lequel pourrait imposer des sanctions à Téhéran.

L'Iran a «choisi la confrontation» et montré son «mépris pour les inquiétudes et pour la diplomatie internationales» en levant les scellés d'un centre de recherche nucléaire, a déclaré mardi à l'AFP l'ambassadeur américain auprès de l'AIEA à Vienne, Gregory Schulte. Pour lui, pas de doute, «l'Iran a accompli aujourd'hui un nouveau pas vers l'enrichissement de l'uranium, le processus pour fabriquer l'arme nucléaire».

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov a quant à lui déclaré que son pays était «inquiet» du projet iranien et s'efforçait, en coopération avec l'Europe, de faire prolonger par Téhéran son moratoire sur cette activité nucléaire sensible.

L'Iran avait notifié le 3 janvier de sa décision de reprendre des activités de recherche. L'AIEA et les Occidentaux l'ont engagé à ne pas passer à l'acte estimant qu'un tel geste, s'il était lié à l'enrichissement de l'uranium, compromettrait la prochaine reprise de négociations avec la troïka européenne (Allemagne, France, Grande-Bretagne) et pourrait entraîner la saisine du Conseil de sécurité de l'Onu.
Par Takana - Publié dans : France
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