Calendrier

Janvier 2010
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>

Concours

W3C

  • Flux RSS des articles

Monde

Dimanche 8 janvier 2006 7 08 /01 /2006 10:46
Des plages fréquentées du nord-est de l'Australie ont dû être fermées dimanche après la mort d'une plongeuse de 21 ans attaquée par un ou plusieurs requins, a-t-on appris de source policière.

La jeune femme a été attaquée par le ou les squales samedi vers 17H00 (0800 GMT) au large de la plage Amity, nom qui avait été donné à l'île fictive où se déroulait le film "Les Dents de la mer". La plage est située sur l'île de North Stradbroke, à l'est de Brisbane, capitale de l'Etat du Queensland. "Elle a plongé sous l'eau... et, après cinq ou six secondes, elle est ressortie en criant +un requin+. Bien sûr, les gens ont alors cru qu'elle blaguait... avant de voir le sang", a raconté à la presse l'inspecteur de police, Peter Harding. Des témoins ont raconté aux médias que les deux bras de la plongeuse avaient été sectionnés et qu'elle souffrait également d'importantes blessures aux jambes et au buste. Un hélicoptère l'a transportée à l'hôpital dans les minutes suivant l'attaque mais elle est décédée des suites d'une importante hémorragie, a indiqué la police, précisant que jusqu'à trois squales auraient pu être impliqués. Une chasse aux requins a été lancée par la police et les pêcheurs et les plages de la zone, très fréquentées en cet été austral, ont été fermées. La jeune plongeuse est la dixième personne à mourir des suites d'une attaque de requin en Australie depuis 2000.

Par Takana - Publié dans : Monde
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 8 janvier 2006 7 08 /01 /2006 10:52
Le commandant des casques bleus en Haïti, le général brésilien Urano Teixeira da Matta Bacellar, s'est apparemment suicidé samedi dans un hôtel de Port-au-Prince, annoncent les Nations unies.

Il avait pris le commandement des 9.000 hommes de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) à la fin du mois d'août dernier.
Son corps a été retrouvé dans sa suite de l'hôtel Montana. Selon des témoins, son arme a été découverte à côté de son corps. Le général brésilien semblait seul au moment du tir.
"Il est malheureux et accablant de voir un général aussi honorable et aussi sage mourir dans de telles circonstances", a déclaré l'ambassadeur du Brésil à Port-au-Prince, Paulo Cordeiro de Andrade Pinto.
D'après des agences de presse brésiliennes, l'armée a classé son décès dans la catégorie des "accidents d'arme à feu".
Un porte-parole du secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan, a déclaré que ce dernier était "choqué et attristé" et qu'une enquête était en cours.
En dépit du déploiement de la Minustah pour maintenir la paix entre partisans et adversaires de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide, chassé en 2004 par un soulèvement, les violences politiques se sont poursuivies dans le pays.
DOMMAGES COLLATERAUX
Le secteur des affaires, vigoureusement opposé à Aristide, et le gouvernement provisoire ont demandé à la Minustah de se montrer plus ferme envers les bandes, généralement pro-Aristide, qui contrôlent bon nombre de bidonvilles de Port-au-Prince.
En revanche, au Brésil, des mouvements de gauche ont reproché à la Minustah d'être trop agressive dans ces bidonvilles où des dizaines de civils ont été pris dans des fusillades entre casques bleus et bandes armées.
Le chef de la mission de l'Onu, Juan Gabriel Valdes, a annoncé vendredi que les forces de l'Onu occuperaient Cité Soleil, le bidonville réputé le plus dangereux de la capitale, et il a mis en garde les civils contre les "dommages collatéraux", ce qui n'a pas manqué d'alarmer des groupes de citoyens haïtiens.
"Nous interviendrons dans les prochains jours. Je pense qu'il y aura des dommages collatéraux mais nous devons imposer notre force, il n'y a pas d'autre moyen", a dit Valdes à une radio locale.
Selon certains responsables de l'Onu, le général Bacellar était hostile à ce projet d'intervention à Cité Soleil.
L'élection présidentielle haïtienne était prévue au départ en novembre, mais elle a été reportée à plusieurs reprises et elle est maintenant prévue en février.
Les autorités provisoires haïtiennes ont imputé ces reports à la Minustah et à l'Organisation des Etats américains, accusations que rejettent ces deux organisations.
Par Takana - Publié dans : Monde
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 9 janvier 2006 1 09 /01 /2006 16:55
Un demi million de filles ne naissent pas en Inde chaque année à cause de la préférence des parents pour la naissance d’un garçon plutôt que d’une fille, selon une étude publiée en ligne aujourd’hui par la revue médicale The Lancet. Bien qu’il soit interdit de déterminer le sexe du fœtus et de pratiquer une IVG en fonction de la préférence sexuelle depuis 1994, l’échographie est utilisée à cette fin en Inde depuis une vingtaine d’années. L’équipe de Prabhat Jha, de l’Université de Toronto (Canada) et de Rajesh Kumar (Chandigarh, Inde) a chiffré le déficit de naissances féminines grâce à un recensement lancé en Inde en 1998 auprès de 1,1 million de ménages.

Les chercheurs ont étudié le rapport entre naissances masculines et naissances féminines pour plus de 133.700 naissances intervenues en 1997. Ils ont constaté que dans les familles où le premier enfant était une fille il naissait en second 759 filles pour 1.000 garçons. Lorsque les deux premiers enfants étaient des filles, le ration pour le troisième était de 719 filles pour 1.000 garçons. Le déficit est plus fort chez les femmes éduquées mais ne varie pas en fonction de la religion.

En s’appuyant sur les ratios connus dans les autres pays, les chercheurs ont calculé qu’il aurait dû naître entre 590.000 et 740.000 filles supplémentaires en 1997. Ils estiment qu’au moins 500.000 fœtus filles ont été avortés pour des raisons de préférence sexuelle. En Inde élever une fille est considéré comme une lourde charge à cause de la pratique persistante de la dote. Une fois mariée, la fille appartient à sa belle-famille et n’est pas un soutien pour sa propre famille. En extrapolant leurs calculs, Prabhat Jha et Rajesh Kumar concluent que 10 millions de filles ne seraient pas nées en Inde ces vingt dernières années à cause de cette préférence sociale pour les garçons.
Par Takana - Publié dans : Monde
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 10 janvier 2006 2 10 /01 /2006 17:27
Des militants talibans ont décapité le proviseur d'un lycée du centre de l'Afghanistan, la dernière d'une série d'attaques contre des enseignants et des écoles.

Le corps décapité de Malim Abdul Habib a été découvert mercredi à son domicile à Qalat, selon Ali Khail, un porte-parole des autorités locales. Ses meurtriers sont soupçonnés de l'avoir tué mardi soir devant sa famille après s'être introduits dans la maison, a-t-il ajouté. La victime était le proviseur du lycée Shaikh Mathi Baba, qui compte quelque 1.300 élèves, filles et garçons.

Le responsable de l'éducation de la province de Zabul, Nabi Khushal a accusé les talibans, dont le régime fondamentaliste musulman s'est effondré fin 2001 après les frappes américaines sur le pays.

"Seul les talibans sont contre l'éducation des filles", a-t-il dénoncé. "Les talibans attaquent souvent nos enseignants et les frappent. Mais c'est la première fois que l'un d'entre eux est tué dans la province". Lors de l'année écoulée, des affiches réclamant la fermeture des écoles de filles et menaçant les enseignants avaient été placardées à Qalat, a-t-il ajouté.

Selon Nabi Khushal, 100 des 170 établissements scolaires enregistrés dans la province ont fermé au cours des trois dernières années en raison de l'insécurité. Sur les 35.000 élèves scolarisés dans la province, seuls 2.700 sont des filles.

En octobre dernier, des hommes armés avaient abattu un proviseur devant ses élèves dans une école de la province de Kandahar, dans le sud du pays.

Edward Carwadine, un porte-parole de l'UNICEF, le Fonds des Nations unies pour l'enfance, a jugé ces attaques "incroyablement inquiétantes". "Nous avons vu un changement dans la nature des attaques au cours des derniers mois avec ces meurtres. Nous espérons qu'elles ne dissuaderont pas les familles d'envoyer leurs enfants à l'école".
Par Takana - Publié dans : Monde
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 10 janvier 2006 2 10 /01 /2006 17:30
La télévision de l’Autorité palestienne diffuse régulièrement des sermons encourageant l’assassinat des « infidèles » dirigés par les USA. Un récent sondage montre que 65 % des Palestiniens « soutiennent les actions d’al-Quaida en Amérique et en Europe.

D’après « Palestinian Media Watch »(PMW) , cette enquête a été publiée cette semaine par l’Autorité palestinienne. PMW croit que le pourcentage élevé de Palestiniens qui soutiennent le terrorisme est dû en partie à la fréquence des émissions palestiniennes appelant à l’élimination des « infidèles », autrement dit les non Musulmans.

L’orateur d’un sermon télévisé le mois dernier déclarait : « Détruisez les infidèles et les polythéistes. Vos ennemis – sous entendu les ennemis d’Allah – sont les ennemis de la religion. Comptez-les et tuez-les jusqu’au dernier, n’en épargnez pas un seul ».

PMW remarque que « cette prière, incitation claire au génocides des « infidèles », un terme qui comprend l’Occident chrétien, est courante de la part des chefs religieux de l’Autorité palestinienne. Des prières pour l’anéantissement de tous les infidèles ont été intégrées dans les prières du vendredi au moins 6 fois au cours de ces derniers mois.

Deux de ces sermons ont été prononcés par Yousuf Jumas’s Salamah, ministre palestinien de Waqf et de la religion, le département religieux le plus important de l’Autorité palestinienne, selon PMW.
Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, était présent au moins une fois lors de ces sermons.

Les dirigeants palestiniens appelant à la destruction des « infidèles » ont clairement dit que ceux-ci comprennent les Etats-Unis et le Royaume-Uni. « Les pays infidèles, d’abord et surtout les USA, ont brillamment réussi à déchirer notre monde islamique, a déclaré Yusuf Abu Sneina sur « La Voix de la Palestine », le 2 septembre dernier.

Bien que la ligne politique dirigeante de l’Autorité palestinienne ne contienne pas d’incitations à la violence dans ses déclarations à la presse, PMW note que « les sermons arabes à la population palestinienne et les autorités religieuses palestiniennes prient depuis des années pour la destruction des pays occidentaux ».

WorldNet Daily
Par Takana - Publié dans : Monde
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 13 janvier 2006 5 13 /01 /2006 08:07
Version originale anglaise: The Mystical Menace of Mahmoud Ahmadinejad
Adaptation française: Alain Jean-Mairet

Grâce au président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, un nouveau terme est apparu dans le vocabulaire politique: mahdaviat.

Il s'agit, comme on pouvait s'y attendre, d'un terme technique religieux. Mahdaviat est un dérivé de mahdi, un terme arabe signifiant «le bien guidé» et désignant un personnage central de l'eschatologie islamique. Comme l'explique l'Encyclopedia of Islam, il est «le restaurateur de la religion et de la justice, celui qui régnera avant la fin des temps». Ce concept trouve son origine dans les premières années de l'Islam et, avec le temps, a été plus particulièrement associé à sa branche chiite. Alors qu'«elle n'atteignit jamais le rang d'élément essentiel dans la doctrine religieuse sunnite», poursuite l'encyclopédie, «la croyance en un mahdi de la famille du prophète devint un aspect central de la foi chiite radicale», où elle est également connue sous l'appellation de «retour du douzième imam».

Le mahdaviat désigne donc la foi en la venue du mahdi et les efforts pour préparer son retour.

Dans un reportage d'une grande qualité, Scott Peterson, de Christian Science Monitor, expose toute l'importance du mahdaviat dans les ambitions d'Ahmadinejad et explore les incidences de cette foi dans sa politique.

Par exemple, en 2004, alors qu'il était maire de Téhéran, Ahmadinejad semble avoir discrètement incité le Conseil municipal à construire une grande avenue en guise de préparation à la venue du mahdi. Une année plus tard, en tant que président, il alloua 17 millions de dollars à l'érection d'une mosquée en carrelage bleu, intimement associée au mahdaviat, à Jamkaran, au sud de la capitale. Il initia également la construction d'une ligne ferroviaire directe entre Téhéran et Jamkaran. Il aurait plongé une liste des membres de son cabinet dans un puits adjacent à la mosquée de Jamkaran pour bénéficier d'une supposée influence divine.

Il aborde fréquemment le sujet, et pas uniquement avec des Musulmans. À l'occasion de son discours aux Nations unies de septembre dernier, Ahmadinejad déconcerta les dirigeants mondiaux composant son auditoire en concluant son exposé par une prière pour la venue du mahdi: «Ô Seigneur tout-puissant, je te prie de hâter la venue du dernier dépositaire de tes secrets, le Promis, cet être humain parfait et pur qui remplira ce monde de justice et de paix.»

À son retour en Iran depuis New York, Ahmadinejad évoqua en ces termes l'effet de son discours:

Un membre de notre groupe me dit que lorsque je commençai à dire «Au nom de Dieu, le tout-puissant, le miséricordieux», il distingua une lueur autour de moi et j'étais dés lors placé à l'intérieur de cette aura. Je l'ai senti moi aussi. J'ai senti l'atmosphère changer tout à coup et, durant ces 27 à 28 minutes, les leaders mondiaux ne clignèrent plus des yeux. (…) Et ils étaient captivés. C'était comme si une main s'étaient emparés d'eux et maintenait leurs yeux ouverts pour recevoir le message de la République islamique.

Ce que Peterson appelle l'«obsession présidentielle» du mahdaviat inspire à Ahmadinejad «une certitude qui ne laisse que peu de place au compromis. Le comblement du fossé entre riches et pauvres en Iran, le défi lancé à l'Amérique et à Israël et la création d'un programme d'armement nucléaire – toutes ses initiatives s'inscrivent dans la préparation du retour du mahdi.»

«Le mahdaviat est un code désignant la révolution [islamique iranienne], c'est l'esprit même de la révolution», indique le directeur d'un institut dédié à l'étude et à l'accélération de la venue du mahdi. «Ce type de mentalité vous rend très fort», relève Amir Mohebian, le responsable de la rubrique politique du quotidien Resalat. «Si je crois que le mahdi va arriver d'ici deux, trois, quatre ans, pourquoi agirais-je avec ménagement? C'est le moment de se montrer fort, pur et dur.» PBS relate que certains Iraniens «s'inquiètent de ce que leur nouveau président n'a aucune crainte de l'effervescence internationale, qu'il peut simplement la considérer comme un signe de Dieu».

Le mahdaviat a des implications directes et préoccupantes pour la confrontation entre l'Amérique et l'Iran, comme le déclara Hamidreza Taraghi, un supporter d'Ahmadinejad et membre de la Coalition islamique, un groupe partisan d'une ligne dure. Cela suppose en effet de considérer Washington comme le rival de Téhéran, voire comme un faux mahdi. Pour Ahmadinejad, la première priorité consiste à défier l'Amérique, et plus spécifiquement à lui opposer un modèle puissant créé sur la base de la «démocratie islamique». Hamidreza Taragui prévoit de graves problèmes, à moins que les Américains ne changent fondamentalement leur approche.

Je préfère la formulation inverse. Les plus dangereux dirigeants de l'histoire moderne sont ceux qui (comme Hitler) disposaient d'une idéologie totalitaire et d'une foi mystique en leur propre mission. Ahmadinejad remplit ces deux critères, comme le révèlent ses commentaires sur son discours aux Nations unies. Cette combinaison, ajoutée à un projet d'arsenal nucléaire, en fait un adversaire qu'il faut absolument stopper. De toute urgence.
Par Takana - Publié dans : Monde
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 13 janvier 2006 5 13 /01 /2006 08:09
Les ministres de l'Intérieur de deux Länder allemands ont pris récemment d'importantes mesures visant à contenir l'Islam radical et qui méritent une attention particulière dans l'ensemble du monde occidental.

Dans le Bade-Wurtemberg, Heribert Rech (de l'Union démocratique chrétienne, CDU, actuellement au pouvoir) a dirigé la mise au point d'un test de loyauté portant sur 30 thèmes et destiné aux candidats à la naturalisation. À la suite d'une étude intensive et sophistiquée de la vie musulmane dans son pays, le gouvernement du Bade-Wurtemberg élabora un manuel à l'attention des autorités de naturalisation indiquant que les candidats doivent s'accorder à la «structure constitutionnelle libre et démocratique» de l'Allemagne.

En effet, selon une enquête, 21% des Musulmans vivant en Allemagne pensent que la Constitution allemande est inconciliable avec le Coran. C'est pourquoi les simples questionnaires à cocher (oui/non) traditionnels ne sont plus valables dès cette année pour les candidats musulmans à la citoyenneté. Dès le 1er janvier 2006, les autorités de l'immigration qui soupçonnent des tendances islamistes sont tenues d'enquêter plus avant. Ainsi, on estime que la moitié des demandes de naturalisation donneront lieu à des entrevues personnelles d'une heure ou deux.

Les questions proposées constituent un condensé des valeurs occidentales. Que pensez-vous de la démocratie, des partis politiques, de la liberté de conscience? Que feriez-vous si vous appreniez qu'une opération terroriste était en cours de préparation? Le point de vue sur les attentats du 11 septembre 2001 constitue un «élément clé», indique Dieter Biller, le directeur de l'Office des étrangers de Stuttgart: Les Juifs en étaient-ils responsables? Les 19 pirates de l'air étaient-ils des terroristes ou des combattants de la liberté? Enfin, près des deux tiers des questions traitent des rapports entre les sexes – droits de la femme, violences conjugales, «crimes d'honneur», tenue vestimentaire des femmes, mariages forcés, polygamie et homosexualité.

Critiqué sur ce dossier, le ministère de l'intérieur nie toute discrimination à l'encontre des Musulmans et insiste sur la nécessité de déterminer si l'opinion exprimée par les candidats sur la constitution allemande correspond bien à leurs convictions réelles. Ainsi, les candidats qui passent le test et obtiennent la citoyenneté peuvent se voir retirer celle-ci si leurs actes ultérieurs ne correspondent pas à leur réponses «correctes».

L'Allemagne n'est pas seule à imposer des exigences particulières aux candidats musulmans; en Irlande, par exemple, les requérants de sexe masculin doivent jurer qu'ils n'épouseront pas plus d'une femme.

La deuxième initiative a été lancée en Basse-Saxe, où le ministre de l'Intérieur, Uwe Schünemann, lui aussi membre de la CDU, déclara qu'il allait envisager de faire porter des boulets électroniques aux islamistes radicaux. Cette mesure, selon lui, permettrait aux autorités de «surveiller les quelque 3000 islamistes prêts à la violence en Allemagne, les prêcheurs de haine [c'est-à-dire les imams islamistes] et les combattants formés dans des camps terroristes à l'étranger». Il suggère que des bracelets électroniques constituent une solution valable «pour des islamistes prônant la violence et qui ne peuvent pas être renvoyés dans leur pays en raison des menaces de torture» qui y règnent.

Le marquage électronique des personnes suspectées d'activités terroristes n'est pas non plus sans précédent. En Grande-Bretagne, la méthode est en usage depuis mars 2005 et, après un démarrage cahotique, a pu être appliqué de manière assez concluante à une dizaine de suspects. En Australie, les mesures de contre-terrorisme décidées le mois passé permettent un tel marquage pour une période allant jusqu'à un an.

Mais le projet de Schünemann dépasse largement le cadre de ces mesures en prévoyant de marquer non seulement les terroristes potentiels, mais aussi les «prêcheurs de haine» qui violent la loi non pas en s'adonnant personnellement à la violence, mais en prônant des croyances qui incitent d'autres à commettre des actes de terrorisme. Le marquage de ces individus constitue une réelle innovation qui s'attaque résolument à la source idéologique de la violence.

Les implications peuvent en être très larges. Si l'on marque les prêcheurs de haine, pourquoi pas les autres islamistes non violents qui contribuent également à créer des milieux favorisant le terrorisme? On pourrait y inclure des activistes, des artistes, des «gamers», des courriers, des bailleurs de fonds, des intellectuels, des journalistes, des avocats, des lobbyistes, des organisateurs, des chercheurs, des commerçants et des enseignants. Bref, l'initiative de Schünemann pourrait déboucher sur le marquage électronique de tous les islamistes.

Mais un tel dispositif ne révèle que la position géographique d'une personne, pas ses paroles ou ses actes, et cela compte beaucoup pour des imams et autres cadres non violents. Il serait possible, en veillant à respecter leur sphère privée, d'enregistrer leurs conversations, de filmer leurs activités, de surveiller leur courrier traditionnel et électronique. De tels contrôles pourraient être effectués discrètement ou ouvertement. Dans ce dernier cas, le marquage deviendrait l'équivalent d'une lettre de Scarlet moderne, faisant la honte de son porteur et alertant les dupes potentielles.

Le projet de Schünemann signale en même temps le besoin urgent d'élaborer une définition valable de l'islamisme et des islamistes et la nécessité impérieuse, pour les autorités, d'affirmer clairement que même les islamistes non violents sont des ennemis.

Rech et Schünemann proposent ainsi deux tactiques audacieuses pour la défense de l'Occident, basées toutes deux sur la compréhension du fait que la culture et les idées sont le réel champ de bataille. Je salue leur créativité et leur courage. Qui seront les prochains à adapter puis à adopter ces initiatives?
Par Takana - Publié dans : Monde
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 14 janvier 2006 6 14 /01 /2006 16:39

Leur croissance fait s'envoler le cours des matières premières. Une compétititon qui menace la stabilité écologique et politique mondiale.

par Christian LOSSON

Le développement chinois affole les boussoles, économique mais aussi écologique. Son formidable boom fait frémir les environnementalistes : et si, dans une génération à peine, les ressources énergétiques de la Terre se révélaient insuffisantes ? En révisant à la hausse, mercredi, sa croissance en 2004 (+10,1 %, au lieu de 9,5 %), et en affichant un excédent commercial insolent (102 milliards de dollars en 2005, plus de trois fois celui de 2004), Pékin a relancé le débat sur la croissance, soutenable ou pas. D'autant que l'envol chinois s'accompagne d'une flambée des matières premières jusqu'à des niveaux records depuis le début de l'année. Le baril de pétrole s'est enraciné autour des 60 dollars. L'or a atteint son meilleur prix depuis 1981. Le cuivre a dépassé tous les records depuis le début de sa cotation en 1870. Le platine ? Il a atteint mardi son niveau le plus élevé depuis près de vingt-six ans. L'aluminium est à son pic depuis dix-sept ans. Cette semaine enfin, le plomb et le zinc ont pris le relais en battant des records historiques, tandis que l'argent touchait son plus haut niveau depuis près de vingt-deux ans...

La Chine en Afrique. Spéculation ? Equilibre fragile entre offre et demande ? Ou bien, surtout, boulimie d'une Chine qui ne peut plus vivre sur ses ressources propres, doublée d'un appétit de l'Inde qui ne se dément pas. Ce n'est pas un hasard si Pékin et Delhi ont scellé un accord pour une stratégie commune d'approvisionnement en énergie des deux plus grandes populations du monde (lire page 6). Dans le même temps, le chef de la diplomatie, Li Zhaoxing, entamait une tournée dans six pays d'Afrique, continent de plus en plus courtisé par les Chinois en raison de son pétrole et de ses minerais. Jeudi encore, le Partenariat Asie-Pacifique, qui réunit les plus gros pollueurs de la planète (Chine, Inde et Etats-Unis), a promis d'oeuvrer à de nouvelles méthodes de lutte contre le réchauffement climatique... qui ne sacrifieraient pas leur croissance économique, basée sur les énergies fossiles.

Cette course aux ressources pour alimenter une croissance sans équivalent historique relance le débat sur la durabilité d'un tel mode de production et de consommation. Un plan B n'est-il pas indispensable ? Un think-tank américain, le Worldwatch Institute, estime ce jeudi, dans un rapport sur l'état de la planète (State of the world 2006), que les «miracles» chinois et indien menacent la stabilité politique et écologique de la planète. «Si la Chine et l'Inde utilisent en 2030 autant de ressources que les Japonais par habitant, il faudra une planète entière pour satisfaire leurs besoins», note ce rapport. Un exemple : la consommation chinoise et indienne de pétrole par habitant et par jour est, à l'heure actuelle, de respectivement 1/15 et 1/13 de celle des Etats-Unis. Si les Chinois et les Indiens consommaient un jour ne serait-ce que la moitié de ce qu'utilise un Américain, il leur faudrait 100 millions de barils par jour, alors que le monde entier n'avale aujourd'hui «que» 85 millions de barils par jour...

Rapport. Dans un livre publié début janvier aux Etats-Unis (1), Lester Brown, fondateur du Worldwatch Institute et désormais président de l'Earth Policy Institute à Washington, se concentre sur la Chine, qui «nous aide à voir que les jours du vieux modèle économique sont comptés, dit-il. Notre économie mondiale est engagée sur une voie environnementale que la planète ne peut supporter». Selon lui, les Chinois consomment déjà actuellement deux fois plus de viande que les Américains (67 millions de tonnes contre 39 millions) et plus de deux fois plus d'acier (258 millions de tonnes contre 104 millions). Si la Chine continue de calquer le rêve américain, d'ici à 2031, ses 1,45 milliard d'habitants prévus consommeront l'équivalent des deux tiers de l'actuelle production mondiale de céréales, et plus du double de l'actuelle production mondiale de papier.

Le modèle économique occidental, basé sur des énergies fossiles, construit autour de la voiture individuelle et de la consommation de produits jetables, pourra-t-il fonctionner en Chine ? Et en Inde, dont la population devrait dépasser celle de la Chine en 2031 ? «Tout dépend, dit Philippe Chalmin, professeur d'économie à Paris-Dauphine. Le Worldwatch Institute est dans son rôle lorsqu'il prédit une catastrophe. Mais il commet la même erreur historique que le club de Rome (2) jadis : il raisonne à technologie constante.» Et Chalmin de préciser : «A part le pétrole, dont on sait qu'il sera bientôt épuisé, le monde ne manque pas de matières premières. Prenez la voiture à hydrogène [mue grâce à une pile à combustible] qui fonctionne avec du platine. Si toutes les voitures du monde marchaient ainsi, les réserves de platine seraient épuisées en un an. Mais dans vingt ans on aura peut-être les connaissances pour les faire avancer sans avoir besoin de platine.» Les environnementalistes, eux, sont convaincus que «la Chine et l'Inde peuvent très bien se développer sans suivre la voie destructrice de l'Europe et des Etats-Unis», comme l'affirme Christopher Flavin, président du Worldwatch Institute. Un exemple : la Chine est déjà le leader mondial de l'énergie renouvelable (lire page 6). Et l'Inde projette de générer 25 % de son énergie par le renouvelable.

(1) Plan B 2 pour sauver une planète stressée et une civilisation en danger.

(2) Fondé le 8 avril 1968, il regroupe économistes, scientifiques et décideurs publics et privés. Le club a piloté le rapport Meadows publié en 1972 («Halte à la croissance ?»), qui s'inquiétait de l'épuisement des ressources en matières premières.

Par Takana - Publié dans : Monde
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Recherche

Catégories

Recommander

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés